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Un robot capable d’analyser les cancers de la peau, une nouvelle méthode de contraception masculine, les effets thérapeutiques du cannabis…

(Photo: iStockPhoto)
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Dr Robot

Un robot mis au point à l’Université Stanford, en Californie, rivalise avec les dermatologues pour dépister les cancers de la peau. Ce « cerveau artificiel » a été entraîné en analysant 129 000 images de lésions cutanées. La machine s’est ensuite mesurée à 21 dermatologues. Les uns et les autres devaient analyser des images de lésions cutanées et décider s’il était indiqué de procéder à une biopsie ou si la lésion était sans danger. La machine a égalé ou surpassé la performance des médecins.

Ses concepteurs croient que leurs travaux pourraient déboucher sur une application pour téléphone cellulaire. Il suffirait de photographier un grain de beauté pour que l’appareil nous dise s’il faut consulter un médecin.

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Élevage d’organes

Comment compenser la pénurie d’organes essentiels aux transplantations ? En faisant pousser des cœurs, des foies ou des pancréas humains dans des cochons ! Des chercheurs du Salk Institute, en Californie, ont injecté des cellules humaines dans des embryons de porcs. Ces cellules se sont développées normalement dans l’embryon, pendant quelques semaines. On est encore loin d’un organe complet, mais les scientifiques pensent savoir comment franchir les prochaines étapes. Les organes « humanisés » n’entraîneraient pas de risque de rejet, car ce sont des cellules souches du patient qu’on injecterait dans un embryon de cochon.

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Pétard mouillé

Les effets thérapeutiques du cannabis sont moins spectaculaires que l’avancent des promoteurs de l’industrie. Ils se limitent à la réduction des nausées chez les patients en chimiothérapie, au soulagement de la douleur chronique et à l’apaisement des spasmes chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, concluent les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine, aux États-Unis. De nombreux autres bénéfices allégués — augmentation de l’appétit chez les personnes séropositives, soulagement de l’épilepsie, etc. — n’auraient pas de fondement scientifique.

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Sevrage en douceur

L’équipe d’Yves De Koninck, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval, a découvert un mécanisme physiologique qui joue un rôle clé dans l’apparition des symptômes de sevrage de la morphine. Les cellules microgliales — les cellules immunitaires du système nerveux, en quelque sorte — seraient suractivées en période de sevrage. Cela provoquerait notamment de l’anxiété, de l’irritabilité, une humeur dépressive ou des maux de tête.

Les chercheurs s’apprêtent à tester deux molécules pour vérifier si elles pourraient prévenir le phénomène, ce qui apaiserait les symptômes de sevrage.

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La fin de la vasectomie ?

Les hommes qui souhaitent « débrancher le canal famille » n’auront peut-être plus à passer sous le scalpel. Des chercheurs californiens ont testé une nouvelle méthode de contraception, baptisée Vasalgel. Elle consiste à injecter un gel pour bloquer les canaux déférents par où transitent les spermatozoïdes. Seize singes ont reçu le gel et leur taux de conception est tombé à zéro. Et bonne nouvelle : la réversibilité de la méthode a été testée avec succès.