Santé et Science

Actus santé: vélo, boulot, dodo

Aller travailler à vélo prévient les maladies! Aussi, un nouvel antibiotique voit le jour, et les Canadiennes d’origine indienne favorisent la naissance de garçons.

(Photo : Getty Images)

Aller travailler à vélo diminue de près de la moitié les risques de cancer et de maladie cardiovasculaire, ont observé des chercheurs de l’Université de Glasgow. Ils ont suivi 250 000 travailleurs britanniques, dont 7 % se déplaçaient en partie ou exclusivement à vélo, pendant cinq ans. Les cyclistes pédalaient en moyenne 50 km par semaine.

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(Photo : Getty Images)

Une nouvelle arme, mais pas pour demain

Un nouvel antibiotique a été mis au point par des chercheurs de l’Université du Manitoba et de l’hôpital Saint-Boniface, à Winnipeg. Il serait capable de s’attaquer à au moins 2 agents pathogènes sur les 10 contre lesquels il est urgent d’avoir de nouveaux antibiotiques, selon l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit de Pseudomonas aeruginosa, à l’origine de l’une des infections nosocomiales les plus difficiles à traiter, et de Neisseria gonorrhoeae, à la source de la gonorrhée.

Ce nouvel antibiotique tue les bactéries en bloquant un mécanisme moléculaire dont elles ont besoin pour respirer. Baptisée PEG-2S, la molécule doit encore faire l’objet d’études cliniques. Il pourrait s’écouler 10 ans avant sa mise en marché.

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Faut se bouger les fesses !

La moitié des Québécois âgés de 50 à 75 ans, hommes et femmes confondus, n’ont jamais passé un test de dépistage du cancer colorectal, a découvert Alexandra Blair, doctorante à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Le cancer colorectal est au deuxième rang des cancers les plus meurtriers au Québec, après celui du poumon, avec 2 450 décès par année. Pourtant, s’il est dépisté tôt, il se guérit 9 fois sur 10.

Ce cancer est souvent asymptomatique. Un test de dépistage est donc de mise. Or, les médecins de famille ne recommandent pas systématiquement cet examen à leurs patients de 50 ans et plus, déplore Alexandra Blair. Ceux qui le font conseillent souvent à leurs patients de passer une coloscopie, alors que le dépistage du sang dans les selles, rapide et moins invasif, serait plus indiqué en première ligne.

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Utérus artificiel

Un utérus artificiel pourrait un jour permettre aux bébés extrêmement prématurés de poursuivre leur développement de façon sécuritaire. Des chercheurs de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie ont testé cet utérus artificiel sur des agneaux nés à 15 et à 17 semaines de gestation (plutôt que 21 normalement). Un an après leur naissance, les agneaux ne présentaient aucune anomalie de développement, selon les observations des chercheurs. Le dispositif est composé d’un sac rempli d’eau et de sel, qui reproduit le liquide amniotique dans lequel baignent les agneaux. Leur cordon ombilical est connecté à un appareil qui oxygène le sang, et le sac est bien scellé pour prévenir les infections.

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(Photo : Getty Images)

Un garçon, SVP

Des Canadiennes d’origine indienne ont recours à l’avortement sélectif pour favoriser la naissance de garçons, même si elles vivent au Canada depuis de nombreuses années. C’est ce que révèle une étude du professeur Marcelo Urquia, de l’Université de Toronto. En Ontario, les femmes d’origine indienne mères de deux filles donnent naissance à presque deux fois plus de garçons que de filles lors de leur troisième accouchement. Le rapport est de 192 garçons pour 100 filles. Dans la population en général, il est de 106 garçons pour 100 filles.