Santé et Science

Les actualités science : charge rapide pour l’auto électrique

Un constructeur automobile met les bouchées doubles pour rattraper ses concurrents. Aussi, la prochaine éclipse de soleil, des dollars contre des arbres et de surprenantes découvertes dans l’océan Indien.

(Photo: iStockphoto)

Toyota pourrait bien devenir le premier constructeur automobile à produire en série, dès 2022, des voitures électriques à autonomie prolongée munies de batteries dites « à l’état solide », rechargeables en seulement quelques minutes. La nouvelle, dévoilée par le quotidien japonais Chunichi Shimbun, n’a pas encore été confirmée par l’entreprise, qui avait déjà toutefois annoncé que ce type de batterie beaucoup plus efficace serait prête au début des années 2020.

Toyota, qui accuse du retard sur les autres constructeurs automobiles en matière de conception de véhicules purement électriques, semble décidé à mettre les bouchées doubles, et ses efforts pourraient doper les ventes de voitures électriques dans le monde. D’autres médias rapportent que le constructeur japonais commencera à produire des voitures électriques en Chine à compter de 2019, pour répondre aux nouveaux quotas de production de véhicules verts que les autorités chinoises imposeront à partir de 2018.

Éclipse de soleil

Pour la première fois depuis 1979, les Nord-Américains pourront observer une éclipse de soleil totale le 21 août prochain. Il faudra toutefois se rendre dans une étroite bande de 115 km de large qui va de l’Oregon à la Caroline du Sud pour voir la Lune masquer entièrement le Soleil pendant quelques instants. C’est près de la ville de Carbondale, en Illinois, que l’éclipse durera le plus longtemps, soit 2 minutes 40 secondes. Au Canada, l’éclipse sera partielle sur tout le territoire. À Vancouver, 90 % de la surface du soleil sera masquée, 75 % à Toronto et 58 % à Montréal. Tous les détails (et horaires de l’éclipse pour chaque ville du Québec) sur le site du Planétarium Rio Tinto Alcan, qui organise une activité spéciale à cette occasion.

Des dollars contre des arbres

Comment mettre fin à la déforestation ? Des chercheurs américains se sont livrés à une expérience originale en Ouganda, publiée dans le magazine Science, qui montre que payer les propriétaires terriens pour qu’ils gardent leurs arbres peut être non seulement efficace, mais aussi… payant !  Dans ce pays d’Afrique, la forêt disparaît à une vitesse record, ce qui menace notamment les populations de chimpanzés et diminue la capacité d’absorption du gaz carbonique de l’atmosphère. L’équipe de chercheurs a sélectionné 121 villages du pays situés dans des zones où la forêt est mise à mal. Puis, elle a choisi aléatoirement 60 de ces villages, dans lesquels une somme annuelle de 70 000 shillings ougandais (environ 25 dollars) par hectare a été versée aux propriétaires fonciers qui acceptaient de conserver les arbres sur leurs terres. Une prime leur était également donnée s’ils acceptaient de planter de nouveaux arbres. Après deux ans, le suivi du territoire par satellite a permis de constater que cette stratégie avait  fonctionné. Les propriétaires payés ont effectivement mieux conservé leurs forêts que les autres… et n’en ont pas profité pour aller déforester un territoire voisin. Mieux, en comptabilisant l’incidence de la non-déforestation sur l’absorption du carbone, les chercheurs ont calculé que cette mesure avait rapporté 2,4 fois ce qu’elle avait coûté !

Un nouveau territoire exploré

Les recherches menées par le gouvernement australien pour retrouver le vol MH370, disparu en 2014 entre la Malaisie et la Chine, ont permis de découvrir une foule de détails inconnus sur le relief de l’océan Indien, notamment des vallées de 1 200 m de profondeur et des chaînes de montagnes de 1 500 m de hauteur dont on ignorait tout. L’agence Geoscience Australia vient de rendre publique une première partie des données récoltées dans cette zone de 120 000 km2, qui a été explorée par des sonars installés sur des sous-marins pour tenter — en vain — de retrouver l’appareil disparu. Sur les images extrêmement détaillées recueillies, on peut notamment voir, gisant au fond, plusieurs carcasses de navires et de baleines, et même des barils de pétrole. Environ de 10 % à 15 % du fond des océans du globe a été cartographié grâce à cette technique jusqu’à présent, mais jamais une si grande superficie n’avait été analysée.