Décryptage : Livraison spatiale
Santé et Science

Décryptage : Livraison spatiale

Il n’y a pas de dépanneur dans l’espace. Pour survivre, les six occupants de la Station spatiale internationale comptent sur des ravitaillements tous les deux à cinq mois. Voici ce qui pourrait se trouver dans la prochaine fusée, qui décollera en novembre.

Bricoleurs professionnels

L’entretien de la Station, qui date de 1998, est l’une des principales tâches de ses habitants. Cela nécessite des câbles électriques, des pièces de rechange, des outils et du Velcro — essentiel pour maintenir les objets en place sans gravité.

Passe-moi le sel

Ketchup, mayonnaise, sauce sriracha : les condiments permettent de pimenter les repas déshydratés. Le sel et le poivre sont sous forme liquide, afin d’éviter que des grains ne se dispersent et causent des courts-circuits.

Fiesta mexicaine

Le pain fait trop de miettes en apesanteur, alors les sandwichs se font avec des tortillas. Emballées sous vide, elles se conservent pendant 18 mois. Appétissant !

Préférences culturelles

Du papier-toilette ultradoux pour les Américains et du plus rugueux pour les Russes. À chacun ses caprices.

Scientifiques en herbe

Les quelque 250 expériences scientifiques en cours dans l’espace ont besoin de souris vivantes, d’imprimantes 3D, de cellules de cœur humain, de plantes et de microsatellites, notamment.

Jour des poubelles

Une fois vide, la capsule de ravitaillement restera amarrée à la Station pour entreposer les déchets. Elle se détachera quelques semaines plus tard pour aller se désintégrer dans l’atmosphère terrestre.

Privatisation de l’espace

Depuis 2012, le ravitaillement est assuré par deux entreprises privées mandatées par la NASA : Orbital ATK et SpaceX — l’une des entreprises d’Elon Musk. Les contrats initiaux, d’une valeur combinée de 3,5 milliards de dollars américains, ont été renouvelés l’an dernier jusqu’en 2024 pour une somme non dévoilée.

En chiffres

5 missions de ravitaillement en 2017
3,4 tonnes de matériel
343 400 litres de carburant brûlé
90 heures pour atteindre la Station spatiale internationale