Société

Aidants naturels : ce que disent les autres partis

Pauline Marois, Gérard Deltell et Amir Khadir donnent leur point de vue concernant la question des aidants naturels.

Aidants naturels : ce que disent les autres partis
Photo : F. Vachon

PAULINE MAROIS

Chef du Parti québécois

«?Il est prioritaire d’investir les sommes nécessaires pour développer le réseau de soins à domicile. Les urgences débordent, notamment en raison de la présence de personnes âgées. Il ne s’agit pas de les blâmer, elles n’ont pas d’autre endroit où aller. Mais dans bien des cas, le maintien à domicile serait une solution plus adéquate et moins chère qu’un lit de courte durée, qui coûte 1 000 dollars par jour.

«?Le réseau de services d’aide domestique doit aussi être étendu, en s’appuyant sur les entreprises d’économie sociale?; nous devons simplifier l’accès aux services et nous assurer de leur qualité.

«?Pour financer les soins et les services à domicile, nous souhaitons créer une caisse d’assurance autonomie, comme le propose le Dr Réjean Hébert, l’un de nos principaux collaborateurs sur la question des aînés.

«?Nous avons adopté des politiques majeures pour les familles avec de jeunes enfants?; nous devons maintenant révolutionner les politiques touchant les personnes âgées. Ce serait le complément des politiques sociales que nous avons adoptées depuis 40 ans.?»

 

GÉRARD DELTELL

Chef de l’Action démocratique du Québec

«?C’est la responsabilité de la famille et de la collectivité de s’occuper des aînés. L’État n’a pas à tout gérer et à tout réglementer. L’ADQ propose de verser aux aidants naturels une allocation qu’ils pourraient utiliser à leur guise, comme les allocations familiales. Lors des élections de 2008, l’ADQ s’était engagée à verser une allocation annuelle d’environ 1 200 dollars à chaque aidant, pour un total de 340 millions de dollars. Nous maintenons cet engagement.

«?Il faut également améliorer les services de maintien à domicile et de répit pour les aidants. Nous pouvons le faire avec le budget actuel du ministère de la Santé, sans hausser les impôts. Nous proposons plutôt de réduire la structure administrative du Ministère.?»

(Photo : J. Boissinot / PC)

 

AMIR KHADIR

Porte-parole de Québec solidaire

«?La valeur économique et sociale du travail des proches aidants doit être reconnue. Ces derniers sont souvent obligés de quitter leur emploi et ils dilapident leur patrimoine. Ils ont ensuite besoin du filet social. Est-ce vraiment ce que l’on souhaite??

«?Garder à la maison une personne malade qui, autrement, aurait besoin d’infrastructures publiques est la solution la plus logique, à la fois sur le plan humain et sur le plan financie­r.

«?Mais pour cela, il faut structurer
le soutien apporté aux aidants en investissant dans le maintien à domicile et en leur offrant une sécurité de revenu qui soit digne du travail qu’ils effectuent.

«?Nous proposons de modifier le Régime de rentes pour que les aidants ne soient pas pénalisés s’ils doivent se retirer du marché du travail. Nous voulons aussi que les entreprises aient l’obligation de mettre en place des horaires flexibles pour réduire les difficultés de conciliation travail-famille des proches aidants, et nous voulons instaurer une prestation d’aide aux proches.?»

(Photo : F. Vachon / PC)