Société

Votre visage comme passeport

La reconnaissance faciale pourrait changer la donne en matière de sécurité dans les aéroports.

(Photo: Getty Images)

Des aéroports en France et aux États-Unis, entre autres, testent actuellement la reconnaissance faciale aux points d’embarquement. Cette technologie, qui analyse les traits du visage des voyageurs pour confirmer leur identité, pourrait un jour être étendue au système de vidéosurveillance de l’ensemble d’un aéroport. Au Japon, elle devrait permettre d’ici 2020 de comparer en temps réel les images enregistrées par les caméras avec le profil de criminels ou de personnes recherchées par la police.

«La reconnaissance faciale est d’une redoutable efficacité», explique Wassim Bouachir, professeur à la TÉLUQ et spécialiste des systèmes de vidéosurveillance intelligente. «Des algorithmes perfectionnés permettent de comparer la physionomie d’un visage avec les données inscrites dans la puce du passeport.»

Si la reconnaissance faciale renforce la sécurité, elle pourrait aussi accélérer l’embarquement. En Australie, les autorités aéroportuaires espèrent qu’elle permettra d’éliminer la présentation du passeport et de la carte d’embarquement.

La technologie soulève déjà des critiques et des questions d’ordre éthique. D’aucuns craignent que les données personnelles et la vie privée ne soient pas suffisamment protégées.

À Montréal, le recours à cette technologie n’est pas prévu pour l’instant, selon les autorités de l’aéroport Montréal-Trudeau.