Société

Poules à louer

Les cocottes seront permises dans deux arrondissements montréalais !

(Photo: iStockPhoto)

En mai, 50 ménages de Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, accueilleront dans leur cour arrière deux poules, livrées avec un poulailler, du grain et de la litière pour six mois. Et la promesse de manger des œufs frais le matin !

Ce projet-pilote, baptisé POC (Production Observation Connexion), est une initiative d’Alvéole, dont la mission originale est d’implanter l’apiculture en milieu urbain. Ses dirigeants voient dans l’aviculture une continuité dans cette mission, puisque poules et abeilles permettent la récolte facile d’un aliment.

Jusqu’à présent, seuls deux arrondissements montréalais permettent de garder des poules. « On espère que ce projet en convaincra d’autres d’assouplir leurs règlements », dit Étienne Lapierre, cofondateur d’Alvéole.

Les deux poules pourront passer l’hiver dans leur poulailler, si leur propriétaire le munit d’un système de chauffage. Sinon, les cocottes seront placées dans une ferme partenaire.

L’initiative d’Alvéole fait tout de même des sceptiques. « Les poules ont besoin d’espace, d’ombre et d’une hygiène rigoureuse », dit Louise Arbour, de Poules en Ville, qui fait la promotion de la garde de volaille en milieu urbain. « Les installations de POC devront respecter ces critères. »

Les ensembles sont vendus 1 149 dollars ; le système de chauffage, 299 dollars.