Société

Pas de CO2 dans mon bac

(Photo: Université de Sherbrooke)

D’ici 2030, l’Université de Sherbrooke compte être carboneutre. Elle deviendrait la première université québécoise dont les bâtiments n’émettront aucun gaz à effet de serre. « On ne veut pas que compenser nos émissions de carbone [en plantant des arbres, par exemple], on veut les éliminer », dit Alain Webster, vice-recteur au développement durable.

La clim nature

Les énergies fossiles utilisées pour chauffer et climatiser les bâtiments seront remplacées par des sources d’énergie renouvelable. Deux parcs solaires seront aménagés cette année sur le campus, dont l’un sera le plus important parc d’énergie solaire photovoltaïque au Québec.

 Chauffé avec les ordis

Chaque petit geste compte lorsqu’il est question d’économiser l’énergie, estime Alain Webster. L’Université récupérera la chaleur émise par les hottes de laboratoire et les ordinateurs pour chauffer les bâtiments, par exemple. Elle investira dès cette année
cinq millions de dollars afin de moderniser l’équipement utilisé pour le chauffage, la climatisation, l’humidification et l’apport d’air frais dans les bâtiments de recherche.

 On voyage ? On compense !

Chaque tonne de CO2 émise par les déplacements des étudiants et des profs — la venue en avion d’un chercheur étranger, par exemple — sera compensée par l’achat volontaire de crédits de carbone par l’intermédiaire d’Écotierra, une entreprise sherbrookoise spécialisée dans le développement forestier durable. Pour chaque tonne compensée, l’Université s’engage à investir dans la recherche en environnement, entre autres.