Société

Après l’alcootest, le textotest ?

Un appareil pourrait bientôt permettre aux policiers de savoir si un conducteur textait en conduisant.

(Photo : iStockphoto)

Aux États-Unis, des policiers pourraient bientôt disposer d’un appareil permettant de vérifier directement sur les lieux d’un accident si un conducteur textait au volant. Des projets de loi en ce sens sont à l’étude dans trois États, dont celui de New York. Ils sont toutefois contestés par des défenseurs de la vie privée, qui craignent de voir les forces de l’ordre accéder aux données personnelles que renferme un téléphone intelligent.

Au Québec, les policiers n’ont pas besoin d’un tel gadget pour scruter votre cellulaire à la loupe en cas d’accident potentiellement criminel. « Si nous avons un motif de croire qu’un conducteur textait, nous pouvons saisir l’appareil sur-le-champ, puis demander un mandat pour l’analyser ou obtenir le registre téléphonique », explique le sergent Stéphane Tremblay, porte-parole à la Sûreté du Québec. En recoupant l’heure de la collision avec les données d’utilisation, les enquêteurs sauront si l’appareil était en usage. Selon la situation, un conducteur fautif pourrait être accusé de conduite dangereuse ou de négligence criminelle.

Un agent ne peut toutefois pas procéder à une telle vérification lors d’une interception de routine sur la route. Mais rappelez-vous : le simple fait de tenir un téléphone en conduisant pourrait vous valoir une contravention de 80 à 100 dollars et quatre points d’inaptitude.