Société

Un service (funéraire) au volant, bientôt au Japon

Rendre un dernier hommage à un défunt, sans quitter sa voiture? Ce sera chose possible, dès cette année, au Japon.

(Photo: Kankon Sousai Aichi)

Un entrepreneur japonais de pompes funèbres va lancer un service au volant bien particulier, rapporte le Japan Times. Dès décembre prochain, le groupe Kankon Sousai Aichi, dans la préfecture de Nagoya, permettra aux proches d’un défunt de l’accompagner dans son dernier repos… en demeurant bien assis dans leur voiture.

De la même manière qu’on le fait au service de commande à l’auto des établissements de restauration rapide, les endeuillés feront la file en automobile et attendront leur tour avant de se présenter devant une sorte de fenêtre-guichet. Ils pourront alors signer un livre de condoléances à écran tactile et offrir un don à la famille, laquelle verra déambuler  le cortège de visiteurs depuis l’intérieur du salon.

Dans un pays où les habitants ont la réputation de travailler très fort, on pourrait croire que ce service vise à faire gagner du temps; en fait, c’est surtout pour faciliter la vie des personnes à mobilité réduite qu’il a été envisagé, la population du Japon étant vieillissante. Pas moins de 1,43 million de décès sont ainsi prévus au pays en 2020, et 1,53 million en 2025.

Le nouveau service permettra néanmoins d’organiser des funérailles en plein jour de semaine et ainsi donner la chance aux parents et amis de venir offrir leurs condoléances sans perdre une journée de travail, ni d’avoir à se vêtir en noir de pied en cap.

Aussi singulier soit ce service, ce n’est pourtant pas le premier : aux États-Unis (évidemment), il est déjà offert au Tennessee, au Michigan et en Californie, rappelle Mashable. Dans ce cas, les automobilistes immobilisent leur véhicule devant une baie vitrée derrière laquelle le cercueil ouvert est exposé, pour ensuite laisser les autres faire de même, après trois minutes de recueillement.

Ironiquement, le fait d’assister à de telles funérailles pourrait bien devancer le jour où les proches d’un défunt auront eux aussi droit à leur propre service funéraire : ne dit-on pas que le manque d’exercice diminue l’espérance de vie?