Sports

Danser avant le bureau

Des foules bigarrées dansent le matin, sans alcool.

Photo: T. Melville/Reuters
Photo: T. Melville/Reuters

Marre d’exécuter les mêmes exercices dans des gymnases éclairés au néon ? Et si on pouvait s’éclater en suant un bon coup comme on le ferait dans une boîte de nuit, mais de jour… et à jeun ?

C’est ce que propose Radha Agrawal, Québécoise établie aux États-Unis depuis une vingtaine d’années, avec ses Daybreaker : des partys dansants à mi-chemin du rave et de l’aérobie, qui se tiennent tôt le matin, avant les heures de bureau. On n’y sert que du jus, du café et une forte dose d’endorphines. Pas d’alcool.

(Photo: T. Melville/Reuters)
Photo: T. Melville/Reuters

«Les boîtes de nuit sont envahies par la drogue, l’alcool, la technologie ; tout le monde a les yeux rivés sur son téléphone, plus personne ne danse vraiment, dit la femme d’affaires. On a voulu réimaginer ce que pourrait être le nightlife en plein jour. Un lieu où tout le monde est à jeun, présent, lucide, avec un sentiment de camaraderie et de communauté qu’on ne trouve pas au club de gym.»

Ce qui a débuté comme une simple expérience entre amis, dans le sous-sol d’un café new-yorkais, il y a bientôt trois ans, est devenu un mouvement international. Une fois par mois, Daybreaker fait danser des foules bigarrées dans une douzaine de villes, dont Paris, Londres, Shanghai, New York, Los Angeles, Toronto et, depuis l’été dernier, Montréal.