Nouveau boum pour la réalité augmentée
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Nouveau boum pour la réalité augmentée

Le véritable intérêt se situe à long terme, lorsque les images s’afficheront sur des lunettes ou des verres de contact, qui pourraient carrément remplacer les téléphones intelligents.

La réalité augmentée permet d’afficher des éléments virtuels sur des images réelles, pour voir de faux meubles dans son salon par la caméra de sa tablette ou pour obtenir les heures d’ouverture d’un commerce en le filmant avec son téléphone, par exemple. Une technologie d’un intérêt limité pour l’instant, mais dont le potentiel fait saliver les géants de la techno.

Après Google, Microsoft et Facebook, c’est au tour d’Apple de miser sur cette technologie, avec le lancement du système d’exploitation pour iPhone iOS 11, qui inclut un outil — ARKit — pour faciliter la création de fonctionnalités de ce genre. La réalité augmentée existe depuis quelques années, mais ARKit devrait démocratiser ces applications en permettant aux développeurs d’en créer de meilleures, et ce, plus facilement qu’auparavant.

Pourquoi tant d’intérêt pour une technologie dont les intégrations les plus populaires à ce jour ne servent qu’à attraper des créatures virtuelles dans Pokémon Go ou à transformer son visage avant de publier un égoportrait sur Snapchat ? La réponse ne se cache pas tant dans les applications existantes ou à venir au cours des prochains mois, mais plutôt dans les lunettes connectées qui seront mises au point pendant la prochaine décennie. 

Le véritable intérêt de la réalité augmentée se situe en effet à long terme, lorsque les images s’afficheront sur des lunettes ou des verres de contact, qui pourraient carrément remplacer les téléphones intelligents.

Cette technologie existe déjà sous une forme primitive, avec les lunettes Google Glass et le casque HoloLens de Microsoft, que le Cirque du Soleil a récemment utilisés pour peaufiner les décors de ses futurs spectacles. Ces premiers essais laissent toutefois encore à désirer : tout, de leur taille, leur autonomie, leur allure, à la qualité des images projetées, doit être amélioré.

HoloLens, de Microsoft (Photo : Getty Images)

« Ces appareils ne seront pas prêts comme on le souhaite avant 5 ou 10 ans », a prédit au printemps le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors de sa conférence annuelle F8. Son entreprise mise aussi sur la réalité augmentée : à court terme en permettant aux développeurs de concevoir des filtres pour la caméra de son application mobile, pour envoyer des portraits amusants à ses amis, par exemple, puis à long terme en investissant dès aujourd’hui dans la création des lunettes, dignes des films de science-fiction, qui seront commandées par la pensée. 

Les propriétaires de ces appareils n’auront donc plus à taper leurs messages textes sur un clavier, mais seulement à y réfléchir, grâce à des capteurs d’ondes cérébrales, qui seraient déjà prometteurs, selon les premiers essais effectués dans les laboratoires de l’entreprise. Les jeux, applications et services de messagerie ne seront plus limités à un petit écran de quelques centimètres entre leurs mains, mais s’afficheront sur l’écran des lunettes dans tout leur champ de vision.

Pour que ce concept se concrétise, des percées majeures devront toutefois survenir dans plusieurs domaines, notamment les piles, l’optique et l’intelligence artificielle. Reste donc à voir si les promesses de la réalité augmentée seront réalisables, ou s’il ne s’agit que de poudre aux yeux. 

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Illustration : Stéphanie Aubin

S.O.S. jargon

Un Internet quantique ?

L’informatique quantique met à profit la physique quantique pour créer des superordinateurs qui ne sont pas limités par le système binaire (1 ou 0) de l’informatique classique. La conception d’ordinateurs puissants n’est toutefois plus le seul intérêt de cette discipline depuis le lancement, l’année dernière, d’un satellite quantique chinois, un premier pas vers la création d’un « Internet quantique ».

Le satellite a permis d’émettre vers la Terre des photons « intriqués », captés dans deux stations au sol situées à 1 200 km de distance, puis d’observer sur le second photon des modifications apportées au premier. Cette « téléportation quantique », imaginée notamment par Albert Einstein, est au cœur de la future mise en place d’un nouvel Internet, qui assurera un jour la sécurité des communications les plus importantes.

Complexe, tout ça ? Extrêmement. Heureusement, le premier réseau mondial de ce type pourrait entrer en service vers 2030 seulement, ce qui nous laisse encore un peu de temps pour y voir plus clair.

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Le Surface Laptop, de Microsoft

On a testé

Le dernier-né de Microsoft

Après avoir lancé ce qui pourrait être qualifié de premiers PC Windows à la mode depuis plusieurs années avec sa gamme Surface, Microsoft revient à la charge avec son premier ordinateur portatif traditionnel — qui ne peut être converti en tablette —, le Surface Laptop.

On aime : son design avec du tissu autour du clavier et sa longue autonomie annoncée (plus de 14 heures).

On aime moins : la présence de Windows 10 S, une variante modifiée du système d’exploitation de Microsoft qui ne permet que l’installation d’applications à partir de la boutique Windows, ce qui exclut des logiciels populaires comme Antidote, Chrome et Photoshop. Il est heureusement possible de mettre à jour le système vers Windows 10 Pro gratuitement jusqu’au 31 décembre, une opération facile et fortement conseillée. 

Prix : à partir de 1 299 $.

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(Photo : Getty Images)

Incroyable mais vrai

Des applications pour son ADN

Découvrir quels régimes seraient les plus efficaces en fonction de notre ADN (109 $ US), quels vins devraient scientifiquement être appréciés par nos papilles gustatives (29 $), savoir lesquels de nos traits ont été hérités des hommes de Néandertal (29 $), obtenir un foulard conçu selon nos nucléotides (149 $ US) : en ouvrant notre code génétique à des entreprises tierces, Helix emprunte un modèle d’affaires cher aux entreprises technos et l’adapte au monde des biosciences. Il faut être résidant américain pour profiter du service (ou le subir, c’est selon), vendu 80 $ US pour le premier séquençage.

Web : helix.com