Quand une 😊 mène en prison
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Quand une 😊 mène en prison

L’interprétation des émoticônes n’est pas toujours limpide et peut même parfois mener devant les tribunaux ! Voici trois cas où un juge a dû trancher sur la signification ambiguë de ces caractères.

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L’an dernier, un couple a utilisé ces émoticônes dans ses négociations par textos avec le propriétaire d’un logement à louer, en Israël. Ce dernier, pensant l’affaire conclue, a retiré l’annonce… mais ses futurs locataires ont cessé de lui répondre. Un juge a condamné le couple à payer des dommages d’environ 2 800 dollars au proprio, affirmant que les binettes « festives » et « optimistes » étaient volontairement « trompeuses ».

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En France, un homme de 22 ans a été condamné à six mois de prison en 2016 pour avoir texté une émoticône de pistolet à son ex-petite amie. Selon le magistrat, il s’agissait d’une menace de mort « matérialisée par image ».

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Ces caractères, envoyés en 2015 sur Facebook, ont conduit à l’arrestation de leur auteur en Caroline du Sud. Selon les policiers, il s’agissait d’une menace de voies de fait envers le destinataire du message. Les accusations ont par la suite été abandonnées.

6,3 milliards $

C’est la somme totale des rançons versées en 2017 par les internautes du monde entier afin de récupérer leurs données « prises en otage » par les cybercriminels, rapporte la société américaine Cybersecurity Ventures, spécialisée dans l’économie numérique. Selon le concepteur de logiciels Cisco, ce type de criminalité connaît une croissance annuelle de 350 %. (Daniel Chrétien)