Mairie de Montréal : 10 questions à Bergeron, Coderre, Côté et Joly

Corruption, gouvernance, immigration…Les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal dévoilent leurs idées. Pour lire leurs réponses en intégralité, cliquez ici.


La corruption à Montréal peut-elle être éliminée dans un premier mandat ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : OUI.
Un travail remarquable a été fait autant par le gouvernement du Québec que par la Ville pour contrer la corruption et le système de collusion élaboré durant l’ère de l’administration Tremblay. Mais seul Projet Montréal peut offrir une garantie absolue que ce travail sera complété.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : OUI.
Nous arrivons avec un plan d’une vingtaine de mesures concrètes qui visent à mettre fin à la corruption et à la collusion et qui peuvent être mises en place dans les premiers mois suivant notre arrivée au pouvoir.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : OUI.
Elle peut disparaître en quelques mois, par quelques changements dans les systèmes de gestion.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : OUI.
À condition d’ouvrir complètement les données de la Ville de sorte que les 1,6 million de Montréalais deviennent les yeux et les oreilles de la Ville.

Y a-t-il trop d’élus à Montréal ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : OUI.
Le moment est venu pour que la population définisse par et pour elle-même le modèle de gouvernance qu’elle souhaite pour sa ville.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : NON.
Nous ne voulons pas replonger Montréal dans un débat de structures et faire revivre aux Montréalais le cauchemar des fusions-défusions.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : NON.
La Ville a d’autres priorités. Il faut d’abord faire marcher le système actuel et bâtir un sentiment de confiance entre la ville centre et les arrondissements.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : NON.
Les systèmes de Toronto et New York, par exemple, sont bien plus propices au copinage que le nôtre, où chaque 4 ans, l’ensemble des 103 élus doit faire face au jugement des citoyens.

Avez-vous voté lors des dernières élections municipales à Montréal ? Si oui, pour quel candidat ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : OUI.
J’ai voté pour moi-même, j’avais un parti pris.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : OUI.
J’ai voté pour Gilles Deguire dans Montréal-Nord et pour Gérald Tremblay à la mairie de Montréal.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : OUI.
J’ai voté pour Gérald Tremblay en 2009, sur la base des informations que je connaissais à l’époque. Sur la base de ce que je sais aujourd’hui, j’aurais voté pour Louise Harel.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : OUI.
J’ai annulé mon vote à la mairie.

Montréal peut-elle redevenir la métropole économique du Canada ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : OUI.
Nous devons assainir nos finances publiques, éliminer la corruption, minimiser le coût de nos services et offrir une fiscalité avantageuse pour créer un environnement favorable au développement économique.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : NON.
Commençons par reprendre notre place de métropole du Québec, une place que les deux paliers de gouvernement semblent avoir oubliée.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : NON.
Ce rôle appartient désormais à Toronto. Mais Montréal a tout pour devenir une métropole mondiale de savoir et de créativité, transcendant les frontières nationales.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : NON.
L’évolution de l’économie du Canada depuis 50 ans et le déplacement des centres économique et décisionnel vers l’Ouest rend probablement cette possibilité peu réaliste.

Le climat entrepreneurial est-il suffisamment accueillant à Montréal ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : NON.
En simplifiant l’appareil municipal, nous pourrons soutenir le développement de notre entrepreneuriat.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : NON.
La Ville doit maintenant simplifier ses structures et ses processus administratifs pour encourager et surtout faciliter la tâche des entrepreneurs qui veulent se lancer en affaires.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : NON.
Le problème semble se situer chez les communautés culturelles, qui représentent le tiers de la population de la région métropolitaine. Elles sont moins intégrées qu’ailleurs et moins dynamiques que dans d’autres grandes villes d’Amérique du Nord.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : NON.
Il faut ainsi poser des gestes concrets afin d’éliminer les freins à l’investissement privé.

Le français est-il menacé à Montréal ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : NON.
Non, Il y a présentement un équilibre représentatif de la réalité québécoise et montréalaise.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : NON.
N’oublions pas que la langue maternelle de près de 50% de la population de l’agglomération de Montréal n’est pas le français. Nous devons donc vivre avec cette réalité, dans le respect, en sachant que Montréal a pu développer son côté créatif justement à cause de cette dualité.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : NON.
Il y aura toujours des menaces qui pèsent sur la langue française en Amérique du Nord, mais le français au Québec se défend très bien : contrairement à la croyance populaire, le français gagne du terrain.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : OUI.
En retenant plus de familles francophones sur l’île, nous maintiendrons l’équilibre linguistique et le caractère français de la métropole.

La qualité de vie pour les familles est-elle aussi bonne à Montréal qu’en banlieue ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : NON.
Nous devons rehausser la qualité de vie de nos citoyens pour retenir et attirer les jeunes familles sur l’île

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : OUI.
Quand on y pense, les inconvénients de demeurer en banlieue sont nombreux: le temps de transport pour se rendre au travail (ou à l’université) sur l’île, la nécessité d’avoir deux voitures, peu de commerces de proximité, pas de vie communautaire, etc.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : OUI.
Elle est différente, mais se compare très favorablement à certains égards. Les maisons coûtent plus cher à Montréal qu’en banlieue. Mais lorsqu’on habite sur l’île, le transport vers le centre-ville coûte beaucoup moins cher.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : OUI.
Certains préféreront posséder une maison détachée avec son propre terrain et la tranquillité de la banlieue, alors que d’autres apprécient plutôt avoir un parc public, des restaurants et des commerces à proximité de chez eux, ce que la ville leur offre.

Malgré les scandales, les Montréalais ont-ils toujours raison d’être fiers de leur ville ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : NON.
Ils ont tout à fait raison d’être très inquiets et il y a une énorme responsabilité qui pèse sur leurs épaules le 3 novembre prochain.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : OUI.
On parle beaucoup des cônes oranges, mais ils finissent par disparaître. On a aujourd’hui le magnifique Quartier des spectacles, le Planétarium à l’Espace pour la vie, la Maison du développement durable, etc. Sans parler des nombreux projets en cours comme le Quartier de la santé autour du CHUM… Il est temps de tourner la page sur les scandales.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : OUI.
Avec la disparition des scandales, les Montréalais retrouveront leur fierté, qui émane du caractère distinctif de leur ville, de sa civilité, de sa tolérance, de son ouverture sur les cultures d’ailleurs et de la grande créativité qui découle de la rencontre quotidienne d’idées venant de partout dans le monde.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : OUI.
Montréal est une ville créative et innovante, qui compte plusieurs quartiers et lieux uniques absolument magnifiques, où ont lieu des festivals dont la renommée dépasse nos frontières.

Les nouvelles constructions à Montréal sont-elles assez audacieuses ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : NON.
On entend dire que ça coûte cher de faire de belles choses mais on peut payer très cher pour de la laideur aussi.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : NON.
Le développement de notre territoire doit mettre l’accent davantage que par le passé sur la qualité de l’aménagement des sites, de l’architecture des bâtiments et de l’insertion d’œuvres d’art public dans ses différents paysages.

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : NON.
De façon globale, l’architecture récente à Montréal est plutôt moche. Comme maire, j’entends promouvoir une architecture d’une qualité nettement supérieure.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : NON.
Montréal doit bien porter son titre de ville Unesco du design : le nouveau pont Champlain, la réfection complète de la rue Ste-Catherine Ouest au centre-ville, les legs en bâtiments pour le 375e anniversaire de Montréal, les extensions prévues du Musée des beaux-arts et du Musée d’art contemporain.

Montréal est-elle un modèle d’intégration ?

Richard-Bergeron-DR

Richard Bergeron (Projet Montréal) : OUI.
Mais elle approche d’un point de rupture.

Denis Coderre _DR

Denis Coderre (Équipe Denis Coderre) : NON.
Malgré les politiques de régionalisation de l’immigration de Québec, plus de 70% des nouveaux arrivants restent à Montréal. Nous sommes prêts à vivre avec cette réalité, mais il faut que le gouvernement du Québec nous donne les ressources pour favoriser leur intégration

Marcel-Côté-DR

Marcel Côté (Coalition Montréal) : NON.
Non quant aux résultats globaux, et en particulier quand on considère le taux de chômage chez les nouveaux immigrants. Oui si l’on tient compte du fait que plus de 80 % des immigrants s’installent sur le territoire montréalais.

Mélanie-Joly-DR

Mélanie Joly (Le Vrai Changement pour Montréal) : OUI.
Des dizaines de communautés culturelles et différents milieux sociaux cohabitent à Montréal sans que cela ne donne lieu à des frictions majeures, contrairement à bien d’autres endroits à travers le monde.

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