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Incendie au centre-ville d’Alma mardi: pas de blessé, dommages considérables

ALMA, Qc — Un immeuble abritant une quincaillerie et près d’une dizaine d’appartements a été détruit par un incendie, tôt mardi matin, au centre-ville d’Alma, au Lac-Saint-Jean. Tous les occupants des appartements ont pu sortir de l’édifice à temps; personne n’a été blessé. Le feu a débuté pour une raison encore inconnue vers 4h30 à l’édifice abritant l’établissement Matériaux Alma situé près de l’intersection du boulevard des Cascades et de la rue Scott Ouest. Des témoins ont raconté que la fumée avait envahi les lieux très rapidement. Les pompiers du Service de prévention des incendies de la Ville d’Alma ont reçu l’aide de confrères de deux municipalités des environs pour circonscrire les flammes.

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Étude: les Québécois perçoivent une amélioration dans l’accès aux soins de santé

MONTRÉAL — Des 47 enjeux qui ont été soumis à des Québécois, c’est encore ceux qui sont reliés à la santé qui les préoccupent le plus. Mais s’ils sont aussi préoccupés qu’avant par l’engorgement des urgences, ils commencent à percevoir une amélioration dans l’accès aux services de santé. C’est l’une des constatations du Baromètre 2018 réalisé par CIRANO. Chaque année depuis 2011, le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations fait cette étude pour mesurer les préoccupations des Québécois face à 47 enjeux de société, allant de l’environnement au système de santé, en passant par l’accès à l’éducation et les infrastructures de transport. Ainsi, quand on demande aux Québécois les enjeux qui les préoccupent le plus, personnellement, le système de santé et l’économie-les finances arrivent ex aequo, suivis au troisième rang des risques environnementaux et liés aux ressources. Quand on leur demande les enjeux qui les préoccupent le plus, pour l’ensemble du Québec, c’est le système de santé qui arrive au premier rang, suivi de l’environnement-les ressources, puis les infrastructures de transport. «De façon générale, je dirais que l’ordre des préoccupations n’a pas changé. Toutefois, on voit vraiment des nouvelles tendances, en fait», a fait remarquer au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne Ingrid Peignier, coauteure de l’étude au CIRANO. Ainsi, 79 pour cent des Québécois considèrent l’engorgement des urgences comme un «risque» ou une préoccupation très importante pour la province, en 2018. La proportion était à peu près la même, soit 77 pour cent, en 2016 et en 2011, a noté Mme Peignier. «Dans les 47 enjeux qu’on étudie, l’engorgement des urgences est toujours 1er, 2e ou 3e.» L’accès aux services de santé, toutefois, a connu une légère amélioration pour ce qui est de la perception des citoyens face au «risque». Ce sont ainsi 70 pour cent qui se disent inquiets pour cet accès aux services de santé en 2018, comparativement à 77 pour cent en 2011. «Les Québécois perçoivent en fait l’amélioration à ce niveau-là, parce que quand on compare avec les chiffres qui nous sont donnés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec, on peut comparer les perceptions avec la réalité. Et la proportion de la population inscrite auprès d’un médecin de famille est passée de 56 pour cent en 2011 à 74 pour cent en 2017, donc vraiment une hausse constante d’année en année. Et nous, on voit que la perception de risque diminue d’année en année sur la même période de temps», a expliqué Mme Peignier. Le sondage a été réalisé en ligne, du 5 au 10 avril dernier, auprès de 1013 Québécois.

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Sondage: les Québécois sont mal outillés pour faire respecter certains droits

MONTRÉAL — Un sondage réalisé pour le magazine Protégez-Vous montre que les consommateurs québécois connaissent mal les règles entourant le crédit, les contrats ou les petites créances et que par conséquent, ils sont mal outillés pour défendre leurs droits. Le sondage réalisé en mars dernier par la firme SolutionStat révèle, par exemple, qu’en matière juridique, à peine 21 pour cent des répondants connaissent assez bien leurs droits pour être en mesure de les faire respecter au quotidien. D’autre part, 59 pour cent des Québécois pensent à tort qu’ils bénéficient d’un délai pour se faire rembourser un achat s’ils changent d’idée après la transaction. Seulement 34 pour cent des gens savent que la limite d’une réclamation aux petites créances est de 15 000 $ et à peine 31,5 pour cent sont conscients qu’ils devront faire appliquer eux-mêmes le jugement s’ils ont gain de cause. Des experts de Protégez-Vous qui ont analysé les résultats du sondage expliquent le manque de connaissances des consommateurs par le désengagement de l’État et la complexité des lois. Ils proposent notamment la mise sur pied d’un programme d’éducation au droit dans les écoles afin de permettre aux élèves de développer très tôt leurs réflexes en matière de droit de la consommation. Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1036 répondants.

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ParticipACTION: l’inactivité physique des jeunes pourrait nuire à leur cerveau

TORONTO — Les jeunes Canadiens qui font trop peu d’activité physique ne nuisent pas seulement à leur santé cardiovasculaire et à celle de leurs os et de leurs muscles; ils peuvent aussi causer du tort à la santé de leur cerveau, selon le Bulletin 2018 que publie mardi l’organisme ParticipACTION. Le Bulletin souligne qu’à peine 35 pour cent des jeunes âgés de 5 à 17 ans et 62 pour cent des enfants de 3 et de 4 ans satisfont aux niveaux recommandés d’activité physique pour leur groupe d’âge. Le pédiatre Mark Tremblay précise que l’activité physique, même en courtes séquences, procure aux jeunes de meilleures fonctions cognitives et une santé mentale optimale. Il ajoute que ceux qui sont plus actifs ont une meilleure estime de soi et sont généralement plus concentrés et moins stressés que leurs pairs moins actifs. Il ajoute que les jeunes qui ont des troubles tels ceux du spectre de l’autisme ou de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) pourraient profiter d’une activité physique régulière. L’édition 2018 du Bulletin de ParticipACTION comprend un énoncé d’experts sur l’activité physique et la santé du cerveau des jeunes. Cet énoncé suggère que pour obtenir de meilleurs processus cognitifs, une meilleure fonction cérébrale et une meilleure santé mentale, tous les jeunes devraient être physiquement actifs sur une base régulière. Mark Tremblay est le directeur de l’Institut de recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario. Il est aussi conseiller scientifique en chef du Bulletin 2018 de ParticipACTION. L’organisme affirme que ce Bulletin constitue l’évaluation la plus détaillée au Canada de l’activité physique chez les jeunes.

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Le candidat conservateur Richard Martel l’emporte dans Chicoutimi-Le Fjord

Les conservateurs fédéraux s’emparent de Chicoutimi-Le Fjord. Après avoir vu les chefs défiler dans la région ces derniers jours, les électeurs ont fait le choix du candidat conservateur Richard Martel lors de l’élection partielle tenue lundi. Aux élections générales de 2015, le Parti libéral l’avait emporté de justesse devant le Nouveau Parti démocratique (NPD), et le Parti conservateur était loin derrière au quatrième rang. M. Martel, ancien entraîneur de l’équipe de hockey junior des Saguenéens de Chicoutimi, obtient 52,7 pour cent des voix, devant la libérale Lina Boivin, qui est créditée de 29,5 pour cent des voix. Éric Dubois, du Nouveau Parti démocratique (NPD), est loin derrière les deux figures de tête, à 8,7 pour cent des voix, suivi par Catherine Bouchard-Tremblay, du Bloc québécois, à 5,6 pour cent. Lynda Youde, du Parti vert, obtient 3,1 pour cent des voix. Élections Canada établissait le taux de participation à 36,1 pour cent, tard lundi soir. «Il y a six mois, j’ai pris la décision de servir les gens d’ici, parce que c’est ça un bon député, et c’est ça que les citoyens de Chicoutimi—Le Fjord méritent», a déclaré M. Martel devant ses partisans à la suite de sa victoire. «J’ai rencontré des gens merveilleux sur mon passage, des entrepreneurs déterminés, des organismes dévoués, des citoyens de tous les milieux que j’ai écoutés. Soyez pas inquiets, je vais livrer la marchandise», a-t-il ajouté. Les libéraux échappent donc un siège, malgré un pourcentage des voix près de celui obtenu lors des élections générales de 2015. La circonscription était vacante depuis la démission de l’ex-député libéral Denis Lemieux. Il en avait fait l’annonce en novembre en citant des raisons familiales. M. Lemieux l’avait emporté en 2015 avec 31,1 pour cent des voix, contre 29,7 pour cent pour son adversaire néo-démocrate. Le Bloc québécois était arrivé en troisième position avec 20,5 pour cent des suffrages exprimés, suivi du Parti conservateur avec 16,6 pour cent. Ce sont donc le NPD et le Bloc qui subissent des chutes d’appui considérables. En 2015 dans Chicoutimi-Le Fjord, le NPD avait réussi à se hisser au deuxième rang derrière les libéraux. Joint par téléphone peu après, M. Martel a reconnu que sa notoriété dans la région l’avait aidé. «Possiblement, ça m’a aidé (…) J’ai négocié toute ma vie, j’ai argumenté toute ma vie, j’ai communiqué, j’ai travaillé avec des gens, et le hockey c’est un peu une « business » aussi, alors quand j’allais voir les PME, on se rejoignait énormément dans ce qu’on faisait. Bien sûr j’ai eu à faire avec les médias par le passé. Tout ça, ça m’a vraiment, vraiment aidé pour la politique», a-t-il soutenu en entrevue. Questionné sur l’image du Parti conservateur au Québec, M. Martel a dit croire qu’elle «va de mieux en mieux». «Et on le voit aujourd’hui, les candidats sont plus près des gens. Le Parti conservateur est à l’écoute des Québécois, justement M. Scheer a fait une tournée au Québec, et il est vraiment à l’écoute des gens. On a aussi une plateforme à construire en 2019, alors on veut bien prendre le temps de regarder comme il faut et de mettre les bonnes choses aux bonnes places», a-t-il fait valoir. Le chef conservateur Andrew Scheer a fait campagne dans la circonscription la semaine dernière avec l’ancien chef du Bloc Michel Gauthier, qui a appelé les électeurs ayant eu l’habitude d’appuyer le parti souverainiste — présentement sans chef et en crise après des mois de luttes intestines — à se tourner vers les conservateurs. M. Scheer a aussi endossé un certain nombre de politiques axées sur le Québec visant à plaire aux ex-indépendantistes et aux nationalistes — comme celle de permettre au Québec de recueillir l’impôt fédéral au nom d’Ottawa afin que les Québécois n’aient qu’une seule déclaration de revenus à remplir chaque année. Aussi, M. Scheer a déjà dit qu’il accorderait au Québec plus de pouvoirs en matière de culture et d’immigration et a promis de s’attaquer à l’arrivée massive de demandeurs d’asile en situation irrégulière. Le chef conservateur n’a toutefois pas fait mention de ces enjeux en saluant la victoire de M. Martel, lundi soir. Par communiqué, M. Scheer a dit croire que M. Martel défendra «les intérêts de la région et (sera) une voix forte à Ottawa». «Les Québécois et les Canadiens en ont assez de voir le premier ministre évoluer dans son monde de déficits élevés et de hausses de taxes et d’impôts. (…) Les conservateurs croient en des dépenses responsables et des réductions d’impôts afin de rendre la vie plus abordable pour tous les Canadiens. J’ai très hâte de travailler avec Richard pour continuer à transmettre notre vision positive conservatrice pour le Canada», a déclaré le chef conservateur.

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Officiellement candidate, Manon Massé compte parcourir les régions cet été

MONTRÉAL — Maintenant que les deux porte-parole de Québec solidaire (QS) sont officiellement candidats pour les élections d’octobre, ils seront sur le terrain pendant l’été pour convaincre les électeurs que la Coalition avenir Québec (CAQ) ne représente pas le vrai changement, a déclaré la coporte-parole Manon Massé, qui a été investie lundi soir. Sans surprise, la candidate de Québec solidaire au poste de première ministre a été choisie lundi soir pour représenter la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques. Cette investiture était une formalité, puisque Mme Massé n’a pas d’opposant, mais les membres devaient tout de même approuver sa candidature. Plusieurs personnes se sont succédé sur la scène du Lion d’Or, à Montréal, pour témoigner leur admiration envers cette «politicienne pas comme les autres». Pour l’occasion, des pogos étaient servis — un clin d’oeil à une expression que Mme Massé aime répéter: «Ça ne prend pas le pogo le plus dégelé de la boîte pour comprendre.» En entrevue avec La Presse canadienne en marge de l’événement, Manon Massé a confié qu’elle et son coporte-parole Gabriel Nadeau-Dubois prendraient la route dans les prochaines semaines pour prêter main-forte aux autres candidats répartis dans plusieurs régions du Québec. Selon Mme Massé, pendant cette tournée estivale, Québec solidaire souhaite dire aux électeurs qu’ils n’obtiendront pas réellement du changement s’ils élisent un gouvernement caquiste comme le présagent de nombreux sondages. «François Legault, en fait, c’est une fusion de Jean-François Lisée et de Philippe Couillard. C’est pas ça qui va amener le changement!», a-t-elle lancé. «La principale mesure que (la CAQ) met de l’avant, c’est le 90 minutes à l’urgence. Ça, c’était le slogan de Jean Charest en 2003.» Selon elle, les propositions de Québec solidaire sont les plus innovantes et très populaires — du moins si l’on en croit un coup de sonde de Léger, mené au début du mois de juin pour le réseau LCN. Dans ce sondage, 76 pour cent des répondants ont dit être d’accord avec l’idée que l’État rembourse une partie ou entièrement les frais dentaires — une proposition mise de l’avant par Québec solidaire. Une sixième candidature Dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé briguera un deuxième mandat en octobre prochain. Ce sera la sixième fois qu’elle se présentera aux élections dans cette circonscription de Montréal, qui couvre notamment le Centre-Sud et Ville-Marie. Aux dernières élections, elle s’était livrée à une lutte acharnée contre le péquiste sortant, Daniel Breton, et la candidate libérale à l’époque, Anna Klisko. Elle avait fini par remporter son siège avec 91 voix de majorité, et la libérale avait terminé deuxième. Cette fois-ci, lors du scrutin, elle fera face à la candidate péquiste Jennifer Drouin. Les candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) et de la Coalition avenir Québec (CAQ) n’ont pas encore été choisis. Pendant son discours devant ses militants, Mme Massé a d’ailleurs mis de l’avant ses réussites pour la circonscription depuis quatre ans. Elle a notamment mentionné le combat qu’elle a mené avec ses concitoyens pour que Sainte-Marie-Saint-Jacques ne soit pas engloutie dans une plus grande circonscription comme l’avait suggéré la Commission de la représentation électorale (CRÉ), avant de reculer. «Ça, c’est vous autres qui avez fait ça. C’est vous autres, parce que dans le fond, vous le saviez très bien que c’était pas pour garder mon siège. C’était pour garder votre voix», a-t-elle déclaré.

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Le Parti conservateur montre la porte à un «chef de clan» de La Meute

MONTRÉAL — Le Parti conservateur a montré la porte au président de l’Association de la circonscription de Rivière-du-Nord, Hugues Bonneau, en raison de ses liens avec La Meute, un groupe identitaire aux positions proches de l’extrême droite. Celui qui était le président de l’association depuis quelques semaines possède deux pages Facebook, dont une où il s’identifie comme « H Loup Garou Bonneau », chef du secteur 750, clan 15 et sur laquelle il fait notamment la promotion des activités de La Meute. Dans un entretien avec La Presse canadienne, la porte-parole du Parti conservateur du Canada (PCC) Catherine Major a affirmé: «Nous avons pris connaissance de propos inacceptables sur la page Facebook de M. Bonneau. Nous condamnons tous propos racistes et xénophobes et ces propos ne représentent en aucun cas la position de notre parti. M. Bonneau a offert sa démission dès qu’il a été contacté.»

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Gratuité: plusieurs écoles annulent des sorties après la directive ministérielle

MONTRÉAL — De nombreuses écoles du Québec ont annulé des sorties culturelles en prévision de l’année prochaine, dans la foulée d’une directive du ministre de l’Éducation qui exige la gratuité pour toute sortie ou activité culturelle offerte dans le cadre scolaire. «On est en train de « scraper » un début de génération; l’empreinte culturelle est très importante dans ces âges-là», a déploré en entrevue Jacques Pineau, président du Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis (RIDEAU). Selon M. Pineau, plus de 5000 annulations — correspondant à 5000 élèves — ont été effectuées depuis quelques jours, et ce ne serait que le début. Dans un communiqué diffusé lundi après-midi, le RIDEAU et l’association Théâtre Unis Enfance Jeunesse (TUEJ) dénoncent la confusion qui règne dans la directive ministérielle du ministre Sébastien Proulx, qui, selon eux, n’est pas assez claire sur ce qui est gratuit ou non. Ils ajoutent que les commissions scolaires n’ont parfois pas les moyens d’offrir gratuitement ces sorties. La directive adoptée le 7 juin édicte que les élèves ont droit à la gratuité pour «les sorties et les activités éducatives organisées en application du régime pédagogique et du calendrier scolaire». Les représentants de RIDEAU se désolent de l’impact négatif de ces annulations sur les enfants, mais aussi sur le milieu culturel en général. «Ce sont des dizaines de compagnies de théâtre qui vont avoir des difficultés financières et qui ne survivront peut-être pas», a déploré Julie-Anne Richard, directrice générale de RIDEAU. L’attachée de presse du ministre Proulx a tenu à préciser que les sorties scolaires n’étaient pas compromises par cette directive. «Elles vont se poursuivre, et les commissions scolaires ont les moyens de les offrir. Pour les sorties et activités culturelles, plus de 50 millions $ sont disponibles pour les écoles. Cette aide sera bonifiée pour la prochaine rentrée scolaire», a déclaré Marie B. Deschamps dans un courriel. «Il appartient aux commissions scolaires de respecter la loi sur l’instruction publique en matière de frais pouvant être chargés aux parents.» Une décision peut-être temporaire Caroline Lemieux, directrice des communications et des affaires publiques pour la Fédération des commissions scolaires du Québec, a expliqué que les commissions scolaires attendaient des fonds du gouvernement qui seront consacrés aux sorties scolaires. Puisque les commissions scolaires sont dans l’attente, certaines d’entre elles ont choisi d’annuler ces activités pour l’instant, mais il n’est pas impossible qu’elles soient de nouveau disponibles aux élèves, selon Mme Lemieux. «C’est sûr que tant qu’on ne connaît pas les montants qui vont être alloués aux commissions scolaires pour les sorties culturelles, eh bien, oui, on est un peu en attente et certaines écoles et commissions scolaires ont fait le choix d’annuler», a-t-elle indiqué. «On comprend très bien l’inquiétude du milieu culturel», a-t-elle ajouté.

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Appel aux dons pour des demandeurs d’asile démunis à Montréal

MONTRÉAL — Lid arrive au bout de sa réserve de couches et de lait maternisé. Après, la maman, qui a demandé l’asile au Canada, ne sait pas trop comment elle va se débrouiller avec son nouveau-né de quelques jours, dans son appartement infesté de coquerelles. C’est pour des familles comme la sienne, nouvellement arrivées au pays, et qui se trouvent dans une situation précaire, que le Comité pour l’accueil des nouveaux arrivants de Bordeaux-Cartierville lancera mardi un appel urgent à la générosité du public. Lid n’est pas son vrai nom. Elle n’ose le révéler pour ne pas nuire à ses démarches auprès des autorités d’immigration. «Parce qu’après, on n’a nulle part où aller». Elle est arrivée au Canada l’an dernier, comme des milliers d’autres, par le chemin Roxham, à la frontière des États-Unis, près de Saint-Bernard-de-Lacolle. Elle a franchi la frontière avec son mari et son petit garçon, mais les mains vides après un long périple depuis l’Amérique du Sud, en passant par de nombreux pays. Elle raconte avoir marché parfois des jours à la fois dans la forêt, et avoir effectué d’autres segments dans des conteneurs. «Plusieurs sont morts pendant le parcours». Elle a aussi perdu deux amies, rapporte-t-elle. La femme est à Montréal depuis l’été dernier. Le bébé est né ici. «En sortant du stade (olympique, où beaucoup de réfugiés ont fait un séjour à leur arrivée), j’ai gagné à la loterie», a-t-elle dit en regardant sa petite fille. Elle avait appris à ce moment qu’elle était enceinte. Elle est partie de chez elle comme bien d’autres quand la vie est devenue intenable, a raconté la femme dans la trentaine, dans son appartement aux meubles abîmés et aux objets dépareillés, sans télé ni radio, pendant que des insectes se promenaient sur les murs. Même si son mari travaille — et elle aussi, dans une usine, jusqu’à ce qu’elle fut proche d’accoucher — cela ne suffit pas aux besoins de la famille, qui a dû repartir de zéro, sans vêtements, ni meubles, ni argent. Et les couches et le lait maternisé — dont elle a besoin, car sa petite fille est née hypoglycémique et que son lait maternel ne suffit pas — coûtent très cher. Elle en a reçu gratuitement jusqu’à maintenant, a-t-elle confié, répétant que les «gens d’ici» sont très gentils. «Mais je ne sais pas quoi faire quand ça va être fini.» Grâce à la générosité de gens et l’aide d’organismes locaux, elle a notamment reçu un ensemble layette de départ, une poussette, un moïse et un lit de bébé. Malheureusement, le landau est sans coquille de transport — donc inutile pour le moment vu la taille du bébé — et il manque des morceaux au lit de bébé. Elle aimerait mettre la main sur un berceau. Ainsi que déménager. Son propriétaire a installé des trappes à coquerelles sur le plancher, mais elles ne suffisent pas. «Ce n’est pas bon pour le bébé», dit-elle avec hésitation. Elle hésite à quitter son deux pièces dans un sous-sol, car elle n’a pas l’argent pour l’instant pour s’acheter des électroménagers. Elle n’est pas seule à avoir besoin. Les intervenants terrain de Bordeaux-Cartierville, à Ahuntsic dans le nord de l’île de Montréal, où se sont installés de nombreux demandeurs d’asile, disent n’avoir jamais vu une telle situation, tant pour ce qui est du nombre de familles démunies que de la gravité des cas. Et c’est beaucoup en raison de l’arrivée de nombreux demandeurs d’asile depuis un an. Le Comité, piloté par la Table de quartier de Bordeaux-Cartierville, espère obtenir des dons et effectuer une redistribution de ce qu’ils auront obtenu aux familles dans le besoin. Il a organisé une conférence de presse mardi à 14 h à La Corbeille Bordeaux-Cartierville pour expliquer l’état de la situation dans le quartier.

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Des vandales s’en prennent à un cimetière et à une église catholiques à Halifax

HALIFAX — Pour la deuxième fois ce printemps, des lieux catholiques de Halifax ont été vandalisés au cours du week-end. Des statues religieuses du cimetière Mount Olivet ont été endommagées par de la peinture en aérosol dans la nuit de samedi, a déclaré lundi l’archidiocèse catholique de Halifax-Yarmouth. Le columbarium du cimetière a également été aspergé de peinture. L’archevêque Anthony Mancini a exprimé sa vive inquiétude devant cette «expression de sentiments anti-chrétiens». L’église St-Theresa, située sur la rue North à Halifax, a également été endommagée de façon similaire. Des photos montrent des graffitis du symbole anarchiste, avec des croix à l’envers. Deux autres églises catholiques de Halifax avaient été vandalisées par des graffitis obscènes le jour de Pâques.