Actualités

Publicité
Actualités

Taser: un ancien policier poursuit la GRC et les deux ordres de gouvernement

VANCOUVER — Un ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) impliqué dans la mort d’un homme atteint par un Taser à l’aéroport de Vancouver poursuit les gouvernements fédéral et provincial en dommages-intérêts. Il affirme avoir agi conformément à la formation dispensée par son employeur. Kwesi Millington était responsable du pistolet à impulsion électrique lorsque lui et trois autres membres de la GRC ont approché le voyageur en difficulté Robert Dziekanski en 2007. Une enquête publique a ensuite laissé entendre que M. Dziekanski avait été secoué à cinq reprises par le pistolet paralysant, quelques secondes à peine après que les policiers l’eurent approché. Il est mort sur le sol du terminal des arrivées. Une action en justice intentée en Cour suprême de la Colombie-Britannique cette semaine soutient que les actions de M. Millington étaient conformes à la politique et aux normes de la GRC. On ajoute qu’il a été victime de négligence et de diffamation, y compris un manquement de la part de la GRC à corriger les «renseignements erronés» divulgués aux médias immédiatement après l’événement. La plainte civile affirme que Kwesi Millington a ensuite souffert du syndrome de stress post-traumatique, de dépression, d’anxiété, d’un choc nerveux, de la perte de possibilités d’avancement professionnel et d’autres blessures. Les allégations n’ont pas été prouvées en cour. La GRC, ainsi que les deux instances gouvernementales, ont refusé de commenter, car l’affaire est devant les tribunaux. L’agent Millington et son officier supérieur, Benjamin (Monty) Robinson, ont par la suite été reconnus coupables, en Cour suprême de la Colombie-Britannique, de collusion pour avoir inventé un témoignage lors d’une enquête publique sur la mort de Robert Dziekanski. Kwesi Millington a été condamné à 30 mois de prison pour parjure. La plainte déposée lundi indique que l’Équipe intégrée des enquêtes sur les homicides a conclu que M. Millington et d’autres agents de la police fédérale avaient agi conformément à la formation dispensée par la GRC. Au cours de l’enquête sur la mort de Robert Dziekanski, un instructeur sur le recours à la force de la GRC, qui avait formé l’agent Millington, a déclaré que les actions des quatre officiers respectaient leur formation. La poursuite allègue également que les commentaires publics formulés par la GRC après le décès n’ont pas montré que leur propre enquête interne avait conclu que le déploiement du Taser à l’aéroport était «entièrement compatible» avec leur formation. Le commissaire de l’enquête publique, Thomas Braidwood, avait déclaré dans son rapport de 470 pages que les policiers «ont abordé cette situation comme une bagarre dans une taverne et n’ont pas su s’adapter quand ils ont constaté qu’ils avaient affaire à un voyageur clairement désemparé». Le voyageur ne parlait pas anglais et n’était pas l’homme ivre et violent qu’ils avaient anticipé.

Actualités

Harcèlement: interdiction d’avoir une arme, malgré l’absolution inconditionnelle

Un homme ayant plaidé coupable pour des gestes ayant fait craindre son ex-conjointe pour sa sécurité ne pourra pas posséder d’armes à feu. L’homme ayant déjà obtenu une absolution inconditionnelle, il contestait cette ordonnance de ne pas posséder d’armes. La Cour d’appel du Québec avait accepté d’entendre le pourvoi, évoquant son «caractère nouveau» sur la nature même d’une absolution inconditionnelle. Or, dans la décision dévoilée mercredi, la Cour d’appel estime que l’ordonnance doit être imposée «en sus» de toute autre peine infligée à l’accusé ou «en sus» de toute autre condition imposée dans l’ordonnance d’absolution. Le Cour est d’avis que «l’interprétation littérale proposée par l’appelant ne peut être retenue». En avril dernier en Cour du Québec, l’homme a plaidé coupable d’avoir agi à l’égard de son ex-conjointe dans l’intention de la harceler «ou sans se soucier qu’elle se sente harcelée», et les parties ont suggéré au juge de lui accorder une absolution. Dans le contexte d’une «rupture difficile», l’homme multipliait les appels téléphoniques et les messages texte. Le 17 septembre 2016, il s’est présenté dans un café à Montréal où son ex-conjointe se trouvait avec un ami, et une «altercation» s’en est suivie, peut-on lire dans l’énoncé des faits. La femme dit craindre pour sa sécurité et décide alors de se rendre au poste de police. Les policiers vérifient son véhicule et y trouvent une balise de géolocalisation, qui se révélera avoir été installée par l’accusé, peut-on également lire.

Actualités

L’hôtel Clarendon, à Québec, est gravement endommagé par les flammes et l’eau

QUÉBEC — Quelque 80 pompiers ont été mobilisés, mercredi après-midi, pour combattre un incendie qui a fait rage à l’hôtel Clarendon, situé dans le Vieux-Québec, et nécessité le déclenchement d’une quatrième alarme. L’appel a été transmis aux services d’urgence vers 13 h 15. Les flammes auraient pris naissance sous la toiture de l’établissement, qui se trouve à proximité de l’Édifice Price — la résidence officielle du premier ministre. À un certain moment, les flammes s’échappaient de la toiture. L’hôtel, qui a été inauguré en 1870, a été évacué dès l’arrivée des premiers pompiers, a expliqué le relationniste aux communications en sécurité publique du Service incendie de la ville de Québec (SPCIQ), Bill Noonan. Une trentaine de personnes — des employés de l’hôtel ainsi que des clients — ont été évacuées. Personne n’a été blessé ou incommodé par la fumée, selon les autorités. Selon M. Noonan, le feu a troué une partie du toit, alors que l’eau a causé des «dommages majeurs» à l’édifice de six étages. Un périmètre de sécurité a été érigé sur la rue Sainte-Anne, où se trouve l’hôtel, ainsi que dans les environs. Les pompiers n’ont toutefois pas eu à évacuer les bâtiments qui se trouvent à proximité du sinistre. Vers 16 h 15, le SPCIQ a fait savoir qu’il était peu probable que l’incendie puisse s’aggraver. Le brasier a finalement été déclaré sous contrôle une trentaine de minutes plus tard. En début de soirée, un chef pompier est allé faire une dernière vérification des lieux. Le Commissariat aux incendies de la Ville de Québec sera chargé de déterminer la cause de ce brasier.

Actualités

On ne reviendra pas sur les erreurs du PQ, dit Pascal Bérubé

SAINTE-AGATHE-DES-MONTS, Qc — Le bilan de la dernière campagne électorale est terminé au Parti québécois (PQ), mais on n’en saura pas plus sur les erreurs qui ont causé la débâcle. Le chef intérimaire péquiste, Pascal Bérubé, n’a pas voulu s’étendre, mercredi, sur les fautes qu’a pu faire le PQ durant ces élections, qui l’ont fait passer de 28 à 10 sièges en Chambre. Mais paradoxalement, il a dit que l’effondrement du vote libéral a entraîné celui du PQ, tandis que la Coalition avenir Québec a réussi à incarner le changement. De son côté, un candidat pressenti à la direction du PQ, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a dit qu’il faudra tout revoir s’il le faut, «retourner chaque pierre». Les 10 rescapés sont réunis mercredi et jeudi à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, pour préparer la rentrée parlementaire de février. En point de presse en matinée avant d’aller rejoindre ses collègues, M. Bérubé a indiqué que le bilan de la campagne est fait. Plusieurs rapports ont été écrits sur cet enjeu, mais seuls les élus ont pu les voir et c’est très bien ainsi, a opiné M. Bérubé, quand les journalistes lui ont demandé d’énumérer les erreurs qui ont été commises pendant la campagne. Dans un autre point de presse en après-midi, il a finalement précisé qu’il n’y avait pas de rapport écrit, mais que les responsables du parti s’étaient exprimés à huis clos lors d’une rencontre en novembre, et que les instances tiendront compte de ces avis qui resteront dans la «mémoire institutionnelle». Le chef intérimaire a dit qu’il n’allait pas revenir là-dessus en 2019 et que le parti est tourné vers l’avant. Le PQ n’a tout simplement pas réussi à s’imposer en campagne électorale comme étant la première solution de rechange, a admis M. Bérubé, en ajoutant que les électeurs ont voulu donner une chance aux caquistes, qui n’avaient jamais gouverné. «Réflexion à faire» En point de presse, Sylvain Gaudreault a pour sa part affirmé que le programme de son parti était toujours aussi pertinent, mais que la «manière de le communiquer» a peut-être fait défaut. «On a beaucoup de travail et de réflexion à faire. (…) Vu qu’on ne se met pas la tête dans le sable, il faut qu’on fasse une réflexion profonde sur notre façon de faire, nos approches, nos structures, sur l’organisation.» À la reprise des travaux en février, le PQ doit travailler «très clairement» sur les enjeux de justice sociale, la lutte aux changements climatiques et les arguments favorables à l’indépendance, pour regagner la faveur des Québécois, a-t-il suggéré. Propositions pour les aînés Par ailleurs, en ce contexte de pénurie de main-d’oeuvre, le PQ a proposé un bouquet de mesures pour faciliter le retour des personnes âgées, dont une qui est empruntée aux libéraux. Le parti recommande notamment de permettre aux travailleurs de 65 ans et plus de cesser de cotiser au Régime des rentes. Leur salaire net augmenterait donc de 5 pour cent. Le PQ suggère également de permettre le report de la rente de retraite jusqu’à 75 ans, pour les travailleurs qui le désirent. En effet, le porte-parole du PQ pour les aînés et en matière d’emploi, Harold LeBel, a fait valoir qu’actuellement, la fiscalité décourage un retour au travail, parce qu’elle pénalise un employé aîné qui touche une rente en plus de son salaire. En conférence de presse, M. LeBel a fait remarquer que si le Québec avait le même taux d’emploi que l’Ontario pour les 60-69 ans, il y aurait 66 000 travailleurs actifs de plus dans le marché de l’emploi. Enfin, le PQ propose que les aînés soient représentés à la Commission des partenaires du marché du travail. Rappelons qu’après son élection, le premier ministre François Legault avait dit qu’il avait entendu les récriminations des personnes âgées pendant la campagne électorale et qu’il allait poser des gestes pour y remédier.

Publicité
Actualités

Arrestation de 47 hommes prêts à payer des ados pour des services sexuels

VANCOUVER — La police de Vancouver a arrêté 47 hommes qui étaient prêts à payer des adolescentes de 15 à 17 ans pour obtenir des services sexuels. Sept de ces hommes ont été formellement accusés pour l’instant d’avoir voulu obtenir les services sexuels d’une personne de moins de 18 ans. La police a précisé qu’un enseignant et un pompier faisaient partie des suspects. Le directeur adjoint de la Police de Vancouver, Laurence Rankin, a indiqué que les 47 hommes avaient été arrêtés dans le cadre d’une opération amorcée il y a deux mois. Selon lui, la vaste majorité des hommes recherchaient des femmes adultes, mais un petit nombre d’entre eux étaient excités à l’idée que les filles soient mineures. L’opération policière a été menée en deux phases, a déclaré le chef adjoint: les enquêteurs ont d’abord travaillé en ligne, puis ils ont arrêté les hommes lorsqu’ils se sont présentés à l’hôtel, comme prévu, pour obtenir des rapports sexuels. Compte tenu du succès de l’opération, la police de Vancouver «prévoit certainement» la poursuivre. M. Rankin a indiqué que la police avait consulté des travailleuses du sexe et des groupes de soutien avant le début de cette opération d’infiltration. Susan Davis, directrice d’un organisme communautaire de soutien aux travailleuses du sexe, a confirmé qu’elle avait participé aux consultations avec la police; elle s’est dite satisfaite du résultat. «Ceux qui cherchent à entrer en contact avec les jeunes ou à les exploiter n’ont pas leur place dans notre communauté et méritent d’être sévèrement punis par la loi.»

Actualités

Affaire Meng: Trudeau prend ses distances face aux propos de son ambassadeur

OTTAWA — L’ambassadeur du Canada en Chine a été critiqué mercredi pour avoir soutenu que la directrice financière de Huawei disposait d’arguments juridiques «solides» pour éviter l’extradition vers les États-Unis, certains détracteurs croyant y voir un stratagème politique pour dénouer la crise diplomatique du gouvernement avec la Chine. Les déclarations de l’ambassadeur John McCallum ont marqué un changement radical par rapport à la ferme position publique du gouvernement Trudeau selon laquelle la possible extradition de Meng Wanzhou suit un processus indépendant — et apolitique — qui doit être respecté. Erin O’Toole, porte-parole conservateur en matière d’Affaires étrangères, a dit croire que les propos de M. McCallum avaient été approuvés par le cabinet Trudeau puisqu’il s’agissait de ses premières déclarations publiques après avoir informé le cabinet des retombées de l’affaire Meng lors de la réunion à Sherbrooke, la semaine dernière. Il a souligné que M. McCallum n’avait rien dit de tel en informant un comité de députés de tous les partis, vendredi dernier, au lendemain de la mise à jour au cabinet. M. O’Toole a soutenu que l’ambassadeur s’était placé dans une fâcheuse position. Justin Trudeau s’attend à ce que la directrice financière de Huawei arrêtée le mois dernier au Canada se défende pleinement pour éviter d’être extradée vers les États-Unis, mais il ne veut pas présumer de la solidité de son dossier. Le premier ministre a semblé prendre ses distances, mercredi matin, face aux propos tenus la veille par l’ambassadeur canadien en Chine. «Nous avons reconnu depuis le début à quel point c’est important de défendre la règle de droit, d’assurer l’application dans l’intégrité de ce système de la justice», a indiqué M. Trudeau aux journalistes, mercredi matin, lors d’un point de presse en Saskatchewan. «Évidemment, ça comprend le droit de toute accusée de se défendre pleinement des accusations portées contre elle, et c’est exactement ce que nous nous attendions dans ce cas.» David MacNaughton, ambassadeur du Canada aux États-Unis, n’a pas voulu se prononcer sur le bien-fondé du dossier de Mme Meng. «C’est un processus juridique. Ce n’est pas un processus politique. Ce n’est pas à moi de rendre ce genre de jugement», a-t-il affirmé aux médias à Washington. Mme Meng avait été arrêtée à l’aéroport de Vancouver le 1er décembre en vertu d’un mandat américain. Les États-Unis soupçonnent la dirigeante de Huawei d’avoir cherché à contourner, par le biais d’une filiale, les sanctions commerciales imposées par Washington au régime iranien. Son arrestation a rapidement placé le Canada dans une position très inconfortable et provoqué une grave querelle diplomatique avec la Chine. Pékin a prévenu Ottawa de «graves conséquences» si Mme Meng n’est pas relâchée. S’adressant à des journalistes chinois mardi, dans la région de Toronto, l’ambassadeur McCallum a énuméré plusieurs arguments juridiques que l’équipe de Mme Meng pourrait utiliser devant le tribunal pour contester son extradition aux États-Unis. Il a ainsi mentionné une éventuelle ingérence du politique dans le pouvoir judiciaire, après les commentaires du président américain — Donald Trump a soutenu qu’il pourrait se mêler de l’affaire si cela pouvait contribuer à obtenir une meilleure entente commerciale avec la Chine. M. McCallum a aussi soutenu que Mme Meng pourrait évoquer le caractère extraterritorial du dossier, et plaider que les allégations américaines sont liées à des sanctions commerciales contre l’Iran que le Canada n’a pas lui-même imposées. «Je pense qu’elle a de solides arguments à faire valoir devant un juge», déclarait M. McCallum lors de son allocution d’ouverture aux journalistes. Représailles ? Dans les jours qui ont suivi l’arrestation de Mme Meng, la Chine a arrêté deux Canadiens. Michael Kovrig, un diplomate canadien en congé, et Michael Spavor, un entrepreneur, sont accusés d’avoir participé à des activités mettant en danger la sécurité nationale de la Chine. Une Cour d’appel chinoise a ensuite condamné à mort un autre Canadien, Robert Lloyd Schellenberg, dans le cadre d’un nouveau procès pour trafic de drogue. Il avait été condamné en première instance, en 2016, à une peine de 15 ans de prison. Les analystes occidentaux estiment que ces arrestations et cette condamnation à mort font partie d’une tentative de Pékin de faire pression sur le Canada pour qu’il libère Mme Meng. Le gouvernement chinois a insisté de son côté sur le fait que Mme Meng n’avait rien fait de mal et n’avait enfreint aucune loi canadienne. M. McCallum a profité mardi de l’occasion pour s’entretenir avec les journalistes chinois afin de leur expliquer le fonctionnement de la loi canadienne sur l’extradition. Il sait très bien, leur a-t-il dit, que l’affaire Meng avait personnellement contrarié le président chinois Xi Jinping. «Je sais que le président Xi Jinping était très en colère à ce sujet et que d’autres membres du gouvernement chinois s’en sont inspirés, mais je ne sais pas exactement pourquoi», a dit M. McCallum. «Peut-être parce que Huawei est un fleuron de la nation chinoise. Ce n’est pas n’importe quelle entreprise chinoise: c’est une entreprise toute spéciale. Alors, c’est peut-être pour cela qu’il (Xi Jinping) est si furieux.»