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Les conditions météo s’amélioreront graduellement jusqu’à mercredi matin

MONTRÉAL — Les conditions routières en raison du «cocktail météo» continuaient d’être difficiles mardi soir un peu partout au Québec, mais devaient s’améliorer graduellement au cours de la nuit. Mercredi matin, des routes pourraient bien sûr être encore partiellement glacées. Les précipitations auront cessé dans la grande majorité des régions, mais des vents de l’ouest — jusqu’à 70 kilomètres/heure dans certains secteurs — risquent de causer de la poudrerie avec la neige au sol, a prévenu mardi en fin d’après-midi Jean-Philippe Bégin, météorologue à Environnement Canada. Mardi soir, il était surtout question de pluie verglaçante intermittente sur le sud du Québec, incluant Montréal, et pour les secteurs près du fleuve, soit de Montréal à Trois-Rivières. Au cours de la nuit, la pluie verglaçante se changera en neige à nouveau, «sans accumulation significative», a indiqué M. Bégin. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord et dans toute la Gaspésie, la neige modérée à forte et la poudrerie continuaient de sévir, mardi soir, et la visibilité était nulle dans certains secteurs. «Cela doit se changer en pluie verglaçante et en pluie vers le sud, Gaspé et la baie des Chaleurs, et en neige teintée de grésil plus au nord», a affirmé le météorologue à Environnement Canada. «La pluie pour le sud du Québec va se changer en pluie verglaçante, puis en neige en fin de soirée. On parle de poudrerie, on parle de visibilité réduite en soirée jusqu’à demain (mercredi). Reporter les déplacements qui ne sont pas essentiels ce soir serait une bonne idée», a indiqué pour sa part Caroline Marquis, porte-parole du ministère des Transports du Québec, mardi en fin d’après-midi. Mme Marquis a indiqué qu’il y avait eu beaucoup de sorties de route, particulièrement sur l’autoroute 15 en direction nord, sur l’autoroute 30, et sur l’autoroute 10 en approchant de la 30. Sur l’autoroute 15 dans le secteur de Mirabel, vers 18h30, un homme a perdu la vie alors que la camionnette dans laquelle il se trouvait, côté passager, est entrée en collision avec une structure de signalisation qui enjambe l’autoroute. Le conducteur de la camionnette a perdu la maîtrise du véhicule notamment en raison des conditions routières difficiles, a précisé Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Les intempéries causaient aussi d’importantes interruptions des services d’électricité dans certains secteurs. Mardi soir, à 21h, un peu plus de 48 000 clients étaient sans électricité, dont près de 36 500 clients en Montérégie et plus de 8800 clients sur l’île de Montréal. Mercredi, la tendance sera au dégagement côté météo. «Ce qui va retenir l’attention demain (mercredi), ce sont les vents modérés du secteur ouest qui vont causer un facteur de refroidissement éolien non négligeable», a souligné M. Bégin. Mardi avant l’aube, cinq commissions scolaires de l’île de Montréal avaient annoncé que toutes leurs activités seraient suspendues pour la journée en raison des mauvaises conditions climatiques. La pluie verglaçante qui tombait depuis lundi soir dans le sud-ouest et le centre du Québec avait rendu les chaussées et les trottoirs glissants dans la région métropolitaine. Les élèves touchés fréquentaient les écoles primaires et secondaires de langue française de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, et celles de langue anglaise de la Commission scolaire English-Montreal et de la Commission scolaire Lester-B.-Pearson. En plus des établissements scolaires, les services de garde, les garderies et les bureaux administratifs étaient fermés mardi pour les élèves et le personnel. Tous les cours en formation professionnelle et à l’éducation des adultes avaient aussi été annulés.

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Un homme perd la vie dans un accident sur l’autoroute 15 à Mirabel

MIRABEL, Qc — Un homme a perdu la vie dans un accident de la route survenu, mardi vers 18h30, sur l’autoroute 15 dans le secteur de Mirabel, dans les Laurentides. L’homme était assis du côté passager dans une camionnette qui est entrée en collision avec une «superstructure», a expliqué Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Il s’agit de la structure de signalisation qui enjambe l’autoroute. Le conducteur de la camionnette a perdu la maîtrise du véhicule notamment en raison des conditions routières difficiles, a précisé M. Tremblay. «Comme l’impact est survenu du côté passager, celui-ci n’a eu aucune chance et serait mort sur le coup», a déclaré le porte-parole. Quant au conducteur, il a été transporté dans un centre hospitalier de Saint-Jérôme pour des blessures mineures. L’autoroute 15 Sud était complètement fermée à la circulation entre les kilomètres 31 et 28.

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PTP: des munitions pour protéger la gestion de l’offre auprès des Américains?

MONTRÉAL — Les agriculteurs québécois estiment que la version amendée du Partenariat transpacifique fournit d’autres munitions aux négociateurs canadiens pour ne rien céder sur la question de la gestion de l’offre alors que se poursuit à Montréal la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). L’Union des producteurs agricoles (UPA) et les Producteurs de lait du Québec ont rappelé que ce sont les États-Unis qui avaient décidé l’an dernier de se retirer de cette entente commerciale, qui prévoyait des concessions dans le système canadien qui régit les productions de lait, d’oeufs et de volaille. «Dans sa stratégie, le Canada doit demeurer ferme et dire aux négociateurs américains « si vous voulez un accès un marché canadien, il se trouve à travers le PTP »», a expliqué le président de l’UPA, Marcel Groleau, mardi, au cours d’un entretien téléphonique. C’est en octobre dernier que les États-Unis ont réclamé la fin définitive du système de la gestion de l’offre d’ici les dix prochaines années dans le cadre de la modernisation de l’ALÉNA, une idée qui, selon Ottawa, est vouée à l’échec. De l’avis des deux associations, il n’est peut-être pas trop tard pour que les Américains puissent changer leur fusil d’épaule afin de rejoindre le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), dont la version amendée comprend le Canada et les dix autres membres du PTP — le Japon, le Mexique, l’Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Annoncée mardi, la nouvelle mouture accorde au Canada un accès élargi au gigantesque marché japonais. Avec le départ des États-Unis, le Japon devient le joueur central de cette alliance commerciale qui regroupe onze pays dans deux hémisphères, et qui comprend les deux voisins des Américains, mais pas la Chine. Cet accord commercial, qui pourrait être paraphé au début du mois de mars, fera en sorte que le Canada offrira un accès de 3,25 pour cent à son secteur laitier, 2,3 pour cent au marché des oeufs et 2,1 pour cent à celui du poulet. «Notre message, c’est que ce sont les Américains qui ont fait pression dans le PTP pour avoir accès à notre marché, a dit le porte-parole des Producteurs de lait du Québec, François Dumontier. Le Canada a fini par dire oui et les États-Unis se sont retirés. Il n’est pas question de payer une deuxième fois dans l’ALÉNA parce que les Américains se sont retirés du PTP l’an dernier.» M. Groleau a abondé dans le même sens, estimant que l’administration Trump avait tout simplement pris une «mauvaise décision» en tournant le dos au PTP, estimant qu’il était trop tard pour demander de nouvelles concessions ou l’abolition de la gestion de l’offre afin de moderniser l’ALÉNA. La semaine dernière, une coalition de producteurs avait dévoilé une étude commandée au cabinet PwC suggérant que de 58 000 à 80 000 emplois — dont 26 000 au Québec — seraient menacés chez les producteurs d’oeufs et de volaille au pays advenant la disparition de la gestion de l’offre. Ces chiffres s’ajoutent aux quelque 24 000 postes qui, selon une enquête commandée au Boston Consulting Group (BCG) par Agropur en 2015, seraient en jeu dans le secteur laitier. Satisfaction et inquiétudes Si certains peuvent être préoccupés par la version amendée du PTP, le président de l’UPA a souligné que l’accord marquait des avancées pour les producteurs de porc, de boeuf et de sirop d’érable, notamment. Le Japon constitue le deuxième marché en importance des producteurs de porc du Québec. «On ne se réjouit jamais des brèches dans la gestion de l’offre, mais plusieurs de nos membres vont avoir accès à de nouveaux marchés», a-t-il dit. L’inquiétude était plus palpable du côté des producteurs laitiers, qui estiment que plus de 80 pour cent des impacts financiers de la nouvelle mouture du PTP risquent de se concrétiser même si les États-Unis ne sont plus dans le portrait. M. Dumontier a signalé que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, deux importants producteurs de lait, risquent d’avoir les yeux tournés sur le marché canadien pour des produits comme le beurre et le fromage. «Nous avons écopé dans l’accord de libre-échange avec l’Union européenne et c’est encore le cas cette fois-ci, a-t-il dit. Nous ne sommes pas contre les traités commerciaux, mais pour notre secteur, il n’y a pas d’ouvertures supplémentaires.» Les Éleveurs de volailles du Québec se sont dits fortement déçus que les «concessions» faites par le gouvernement canadien dans le cadre du du PTPGP à 11 pays pour le secteur de la volaille n’aient pas été «ajustées afin de refléter le retrait des États-Unis de l’accord original». L’organisation a souligné que les États-Unis étaient le seul pays à demander des accès supplémentaires pour la volaille pendant les négociations initiales du PTP. «Cet accès supplémentaire de 2,1 pour cent des marchés est majeur pour la filière avicole québécoise. C’est maintenant l’équivalent de plus de 10 pour cent de la production canadienne qui sera importée», a affirmé par communiqué, mardi soir, le président des Éleveurs de volailles du Québec, Pierre-Luc Leblanc. M. Leblanc a affirmé que les producteurs de volailles déploraient cette brèche supplémentaire à «un juste équilibre entre l’utilisation de nos ressources et les besoins des consommateurs». «Le gouvernement canadien ne doit plus concéder nos parts de marché, notamment dans le cadre de l’ALÉNA, sans mettre en péril la stabilité du système actuel et ainsi nuire à nos entreprises et à l’économie d’ici», a soutenu le président des Éleveurs de volailles du Québec.

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L’agence des transports de Toronto visée par des pirates de la Corée du Nord

TORONTO — Metrolinx, l’agence des transports de la région de Toronto, affirme avoir été la cible d’une cyberattaque de pirates informatiques en provenance de la Corée du Nord. La porte-parole de Metrolinx, Anne Marie Aikins, assure que les données personnelles des clients de l’agence gouvernementale ontarienne n’ont pas été compromises. Les pirates informatiques n’auraient pas non plus été en mesure d’atteindre les systèmes d’opération qui gèrent le trafic des trains et des autobus. Pour des raisons de sécurité, Mme Aikins soutient qu’elle ne peut pas dévoiler à quel moment l’attaque a eu lieu, ni l’objectif visé par les pirates informatiques. Anne Marie Aikins reconnaît tout de même que les événements se sont produits récemment. La porte-parole de Metrolinx insiste pour dire que «l’incident est clos», tout en affirmant que les autorités poursuivent leur enquête. La Corée du Nord a été montrée du doigt relativement à de nombreuses cyberattaques récentes à travers le monde. Les autorités américaines ont tenu responsable la Corée du Nord pour les ravages du rançongiciel «WannaCry». Le virus a infecté des centaines de milliers d’ordinateurs partout dans le monde en plus de paralyser une partie du système de santé britannique en mai dernier.

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Entente sur la culture: Couillard accueilli en grande pompe à la Cité interdite

PÉKIN, Chine — Un des poids lourds du gouvernement central chinois s’est engagé, mardi, à promouvoir les échanges culturels avec le Québec. Pour une toute première fois, le puissant ministre chinois de la Culture, Luo Shugang, a déroulé le tapis rouge pour un chef de gouvernement provincial, en accueillant le premier ministre Philippe Couillard dans les salons feutrés du palais Janfu, à l’intérieur des murs de la Cité interdite. Les deux hommes ont signé une entente de coopération culturelle en présence de fonctionnaires et d’interprètes dans le somptueux salon Jingyi, où le président américain Donald Trump avait lui-même été accueilli l’année dernière, lors d’une visite officielle en Chine. Sous les lustres et entourés d’oeuvres d’art chinoises, MM. Couillard et Shugang ont échangé sur la qualité de l’air à Pékin, qu’ils trouvent grandement améliorée, avant de s’offrir des cadeaux — une toile pour M. Couillard et un tableau fait de bois recyclé pour le ministre. «Les arbres sont importants chez nous», a fait savoir M. Couillard par la voix d’une interprète. «Notre entente de coopération est une graine qui un jour deviendra un arbre», a répondu M. Shugang, le sourire dans la voix, en promettant de se rendre un jour à Montréal. L’entente-cadre devrait favoriser le rayonnement de la culture québécoise en Chine et vice versa. Elle pourrait entre autres faciliter les déplacements de groupes tels que l’Orchestre symphonique de Montréal et les Grands Ballets canadiens en Chine, croit M. Couillard. Elle permet aussi des échanges entre musées, un rapprochement entre les différents festivals et une plus grande mobilité des artistes pour fins de perfectionnement. «Lorsque l’on vient ici sous le parapluie d’une entente signée avec le gouvernement central, ça a énormément de poids», a déclaré le premier ministre quelques minutes après la rencontre, en précisant que la Chine comprend très bien la nature de la fédération canadienne et la place qu’occupe le Québec. «(L’entente) ouvre maintenant une autoroute littéralement pour nos entreprises culturelles pour les prochaines années. Elles entrent par une porte qui est une porte que les autres gouvernements fédérés n’ont pas», s’est-il félicité. Cet entretien officiel très sélect s’est déroulé après que M. Couillard eut rencontré en privé le ministre chinois de la Science et de la technologie, Wan Gang. La rencontre en haut lieu s’est soldée par le renouvellement d’une entente pour les appels de projets de recherche conjoints, la Chine étant particulièrement intéressée par les travaux québécois en intelligence artificielle et en physique quantique. Le Québec est le partenaire de plus longue date du ministère de la Science et de la technologie de Chine, soit depuis 1995. Depuis 2007, la Chine et le Québec ont financé conjointement 17 projets de collaboration et d’innovation dans le domaine scientifique, pour un montant de 15 millions $. Par ailleurs, l’entreprise québécoise Cinco, qui se spécialise dans les technologies de réalité virtuelle et de réalité augmentée, a signé mardi une entente avec le géant chinois BeiAo, d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le président-directeur général de Cinco, Nicolas Marullo, a dit espérer pouvoir aider BeiAo à obtenir un important contrat lié aux Jeux olympiques de 2022 à Pékin. L’entreprise montréalaise, qui fait déjà affaire avec Ford et Sephora, cherche à offrir aux consommateurs une «expérience» publicitaire de très haut niveau. Lors de l’annonce, le premier ministre a enfilé un bandeau lui permettant en quelque sorte «d’entrer» dans le contenu. «Le consommateur veut vivre de meilleures expériences et il y a une énorme compétition pour un consommateur qui a tout vu, qui n’est plus intéressé à beaucoup de choses», a affirmé M. Marullo en entrevue, en ajoutant que son entreprise est l’une des seules au monde qui permet aux marques de forger des liens émotionnels avec leurs consommateurs. M. Couillard poursuit sa mission commerciale et culturelle en Chine, pour quatre jours. Il se rendra aussi à Hangzhou et Shanghai. Une délégation de 140 entreprises l’accompagne, en grande majorité composée d’intervenants du milieu de la culture et du divertissement.

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Le chef péquiste Jean-François Lisée ne craint pas un putsch de PKP

TROIS-RIVIÈRES, Qc — Le chef péquiste Jean-François Lisée est prêt à dérouler le tapis rouge pour Pierre Karl Péladeau et ne craint pas un putsch de sa part. Il réagissait mardi ainsi aux déclarations de son prédécesseur, grand patron de Québecor, qui n’a pas écarté un retour à la tête du Parti québécois. Au cours d’une émission de radio à Radio-Canada mardi matin, M. Péladeau a déclaré qu’il était «en réserve de la République» et que sa fille l’avait incité à retourner en politique. En point de presse à Trois-Rivières plus tard, M. Lisée a dit que la venue de PKP dans son équipe de candidats était souhaitable, en vue des élections générales d’octobre. «La porte est grande ouverte», a-t-il dit dans le hall du quotidien Le Nouvelliste. «Le chef et les militants seraient très heureux. (…) Pour moi, c’est souhaitable, ensuite, c’est à lui de voir.» M. Lisée a dit avoir toutes sortes d’échanges avec le magnat de la presse et que l’un et l’autre s’envoient des signaux, mais a ajouté qu’il essaie de «ne pas lui mettre de pression». Lui trouver une circonscription ne serait «pas un problème», a précisé également le chef péquiste. La sortie de Pierre Karl Péladeau intervient au moment où la formation souverainiste est au plus bas selon ce que suggèrent les derniers sondages, sous les 20 pour cent, tandis que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral sont au coude-à-coude en cette année électorale. M. Lisée a été élu chef du PQ au terme d’une course à la direction en octobre 2016, après la démission en mai de M. Péladeau pour des raisons familiales. Un putsch? Le chef péquiste a laissé entendre qu’il ne craignait pas qu’on le pousse vers la sortie pour réinstaller M. Péladeau à la tête de la formation. Quand des journalistes lui ont dit que des élus péquistes souhaitaient ravoir M. Péladeau comme chef, M. Lisée a demandé: «Avez-vous des noms?» Il a minimisé le risque de voir son autorité sapée et d’être supplanté par le baron de la presse. «Il n’y a pas un chef du Parti québécois qui ne souhaite pas s’entourer de personnes fortes. Moi, je ne serai pas là pour trois mandats.» Au cours de l’entrevue à l’émission «Médium large», M. Péladeau a souligné que «le Parti québécois a actuellement un chef, et c’est Jean-François Lisée et moi j’ai toujours été attentif à la collégialité». «Je laisse le soin à mes anciens collègues pour lesquels j’ai énormément d’estime de faire le travail politique sur le terrain et le travail parlementaire qui l’accompagne», a-t-il indiqué. Problèmes éthiques Jean-François Lisée estime par ailleurs que les problèmes éthiques soulevés notamment par le précédent jurisconsulte de l’Assemblée nationale sont réglés et sont chose du passé, puisque M. Péladeau avait déjà manifesté le souhait d’aller plus loin pour éviter les critiques. Quand il était à la tête du PQ, le patron de Québecor n’avait pas confié ses actions dans son empire à une véritable fiducie sans droit de regard, puisqu’il refusait que le fiduciaire puisse décider de vendre ses actions. Le jurisconsulte Claude Bisson estimait qu’un élu s’exposait à un conflit d’intérêts s’il interdisait au fiduciaire la vente de ses actifs. Caucus Rappelons que le PQ tient un caucus présessionnel de ses députés d’une durée de deux jours à compter de mercredi à Shawinigan. Il revêt une importance particulière à la suite du départ annoncé la semaine dernière de trois de ses poids lourds, soit Alexandre Cloutier, Agnès Maltais et Nicole Léger. D’autres élus ont aussi fait savoir qu’ils étaient en réflexion, notamment Nicolas Marceau.

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Le N.-B. propose des congés pour les victimes de violence conjugale

FREDERICTON — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick souhaite modifier la Loi sur les normes d’emploi afin d’autoriser les congés pour violence familiale ou violence entre partenaires intimes. Les libéraux de Brian Gallant veulent aussi offrir la sécurité d’emploi aux aidants naturels qui devraient quitter temporairement leur travail pour s’occuper d’un proche malade. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Croissance démographique, Gilles LePage, a expliqué mardi que les mesures visant les victimes de violence conjugale s’harmonisent avec ce qui se fait déjà au Manitoba, en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan. La Loi sur les normes d’emploi permettrait maintenant à une victime de violence conjugale d’obtenir des congés pour être soignée, pour consulter les services sociaux et les services juridiques, ou encore pour trouver un nouveau logement. Le président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Nouveau-Brunswick, Patrick Colford, s’est réjoui de cette initiative. Le gouvernement consultera les intervenants au cours des prochaines semaines afin d’obtenir leurs commentaires et leurs recommandations quant aux modifications proposées à la loi. «Il est essentiel que les dispositions législatives sur les normes d’emploi du Nouveau-Brunswick soient constamment modernisées afin de maintenir un marché du travail concurrentiel et de répondre aux besoins des employeurs et des employés», a estimé le ministre LePage.

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Le NPD annule son caucus à Saguenay en raison des conditions météorologiques

JONQUIÈRE, Qc — Le caucus du Nouveau Parti démocratique (NPD) aura finalement lieu mercredi et jeudi à Ottawa. Le parti avait été contraint d’annuler la rencontre qui devait se tenir à Saguenay, à compter de mardi, en raison des conditions météorologiques difficiles. Quatre députés néo-démocrates sur les 44 ont réussi à se rendre à Saguenay lundi, alors que trois de leurs collègues sont restés coincés à Montréal. Les députés québécois François Choquette et Brigitte Sansoucy de même que les députés Scott Duvall et Erin Weir, respectivement de l’Ontario et de la Saskatchewan, sont tous arrivés lundi avant la tempête. «Il y a des choses qu’on ne peut pas changer», s’est exclamée Brigitte Sansoucy, croisée au hasard dans le couloir de l’hôtel. Une rencontre qui était prévue en marge du caucus entre le député Scott Duvall et des retraités de Sears, de Rio Tinto et d’Abitibi-Consolidated a tout de même eu lieu mardi après-midi. Celui-ci leur a détaillé le projet de loi C-384 qu’il a déposé en novembre pour que leur régime de retraite soit mieux protégé en cas de faillite de leur employeur. Plusieurs vols en direction de Montréal et de Bagotville avaient été annulés la veille en raison de la tempête, forçant le parti à reporter son caucus puisque trop de députés n’auraient pu se rendre à Saguenay à temps. Les députés de la Colombie-Britannique, Peter Julian, Kennedy Stewart et Don Davies, qui avaient atterri à Montréal lundi, ont vu leur vol vers Bagotville être annulé. Ils ont dû passer la nuit à Montréal. La Presse canadienne a réussi à joindre Peter Julian mardi en fin de journée alors qu’il venait de prendre place à bord d’un avion pour se rendre à Ottawa. «On est dans notre cinquième tentative de partir de Montréal et on espère que ça va être la bonne», a-t-il raconté. «On est un pays d’hiver et ça arrive parfois en janvier, a-t-il ajouté en riant. C’est dommage que ça soit arrivé cette semaine malheureusement parce que j’avais vraiment hâte de retourner à Chicoutimi.» M. Julian a déjà habité dans la région quelques années pour y apprendre le français. «Malheureusement, la tempête a eu un impact impressionnant sur les déplacements de nos députés dans le reste du Canada», a déclaré le chef du parti, Jagmeet Singh. «Je suis extrêmement déçu qu’on ait été dans l’obligation de reporter notre visite à Saguenay. J’avais très hâte de revenir dans la région, surtout après avoir été si bien accueilli à l’automne», a-t-il ajouté. Le Bloc québécois maintient son caucus à Saguenay Les députés du Bloc québécois maintiennent pour l’instant leur caucus dans la région mercredi et jeudi, malgré les avertissements de tempête hivernale, de pluie verglaçante ou de neige qui étaient toujours en vigueur mardi avant-midi pour de nombreuses régions de la province. Le Bloc a prévu pour mercredi une dizaine de visites avec des intervenants locaux, dont des visites de la base militaire de Bagotville et du port de Saguenay ainsi qu’une rencontre avec le Syndicat des travailleurs forestiers. Les députés du NPD et leur chef devaient pour leur part tenir une activité de réseautage avec des citoyens de la région mercredi. Les partis fédéraux se préparent pour l’élection partielle à venir dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord laissée vacante par l’ex-député libéral Denis Lemieux. Celui-ci avait annoncé sa démission en novembre en citant des raisons familiales. Lors des dernières élections générales, en octobre 2015, Denis Lemieux avait ravi la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord au député sortant du Nouveau Parti démocratique, Dany Morin. Il l’avait emporté avec 31,1 pour cent des voix contre 29,7 pour cent pour son adversaire néo-démocrate. Le Bloc québécois était arrivé en troisième position avec 20,5 pour cent des suffrages exprimés, suivi du Parti conservateur avec 16,6 pour cent. Le Parti conservateur est le seul à avoir déjà choisi son candidat. Il s’agit de Richard Martel, un ex-entraîneur de la Ligue de hockey junior majeure bien connu dans la région. M. Martel est actuellement commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey. Le gouvernement libéral a jusqu’au 2 juin pour annoncer la date de cette élection partielle.

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Égalité hommes-femmes: Trudeau séduit un public conquis d’avance à Davos

DAVOS, Suisse — Justin Trudeau n’a pas fait courir les foules autant qu’il y a deux ans au Forum économique mondial (FEM), mais son discours axé sur l’égalité hommes-femmes et le progressisme a été fort bien reçu, mardi, à Davos. Pendant son allocution, le premier ministre canadien a exhorté les dirigeants politiques et économiques à toujours garder en tête ceux qui ne seront probablement jamais assis à leur place dans une salle d’un centre de ski huppé des Alpes suisses. Il a fait valoir que la mondialisation était vouée à un sombre destin si les riches et les puissants de la planète acceptaient qu’elle s’opère en excluant ceux qui travaillent fort pour joindre les deux bouts. «Ces personnes sont celles pour qui nous travaillons. Ce sont ces personnes qui doivent être notre priorité. Si nous ne faisons rien, et si nous continuons à faire comme si de rien n’était, le système s’effondrera, et nous échouerons tous», a-t-il lâché. Le premier ministre s’est réjoui au passage que le Canada et 10 autres pays eurent conclu leurs négociations sur une nouvelle mouture du Partenariat transpacifique (PTP) quelques heures auparavant à Tokyo. «Grâce à nos efforts continus, nous avons un accord ambitieux et progressiste pour tous les Canadiens», a-t-il claironné. Puis, Justin Trudeau est passé au chapitre féministe de son discours — probablement celui qui a été le plus applaudi — plaidant que la présence des femmes sur le marché du travail était un moteur de croissance économique. Il a notamment cité une étude du Peterson Institute for International Economics ayant conclu que de faire passer de zéro à 30 pour cent le nombre de femmes en position de leadership se traduisait par un bond de 15 pour cent de la rentabilité. «Embaucher, promouvoir et retenir plus de femmes se traduit non seulement par une augmentation de vos profits, mais aussi par une plus grande diversité d’idées», a-t-il fait valoir. Au fil de son plaidoyer d’environ 25 minutes, le premier ministre a évoqué les mouvements «#moiaussi» et «Time’s up» afin d’ajouter encore davantage de poids à ses arguments. Cette vague qui a déferlé ces derniers mois, a-t-il argué, démontre que «nous devons avoir une discussion sur les droits des femmes, sur l’égalité et sur la dynamique du pouvoir entre les genres». Justin Trudeau a par ailleurs profité de l’occasion pour annoncer que la philanthrope Melinda Gates et l’ambassadrice du Canada en France, Isabelle Hudon, coprésideraient le Conseil consultatif pour l’égalité des sexes du G7. Il a aussi rappelé que la question de l’égalité entre les hommes et les femmes serait un aspect fondamental de la présidence canadienne du groupe des sept, qui culminera avec la tenue du sommet dans la région de Charlevoix en juin prochain. Tous les dirigeants du G7, à l’exception du premier ministre japonais Shinzo Abe, participent au forum qui se tient dans la petite ville helvète nichée au coeur des Alpes. Pour l’instant, le programme du premier ministre Trudeau ne prévoit aucune rencontre avec l’un de ses homologues du G7. Il a cependant eu mardi midi un tête-à-tête avec le premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, qui s’est dit impatient de l’accueillir en visite officielle dans son pays, en février. C’est au dirigeant indien qu’avait été confié le soin de lancer le 48e FEM, rendez-vous de l’élite multilatéraliste et libre-échangiste. Et dans son discours d’ouverture, il a mis en garde contre «les forces protectionnistes qui s’élèvent contre la mondialisation». Le dirigeant indien n’a pas fait référence directement au président américain Donald Trump. Mais la table est mise pour le discours du protectionniste de la Maison-Blanche, qui doit s’adresser vendredi aux participants du FEM. Brasser des affaires au FEM Justin Trudeau a passé une bonne partie de sa première journée au FEM à courtiser des patrons de multinationales afin de tenter de les convaincre de mettre leurs billes dans l’économie canadienne. Il l’a amorcée avec une rencontre bilatérale avec le président et chef de la direction de Thomson Reuters, James Smith, se félicitant du fait que l’entreprise médiatique ait décidé de miser sur le Canada. «Ça a été une conversation, plusieurs conversations, il y a deux ans avec lui, qui ont amené Thomson Reuters à déménager à Toronto, à investir au Canada», a-t-il dit avant le début de la rencontre. «On est en train de continuer à travailler avec eux pour agrandir leur investissement (…), et on est en très contents de vous avoir», a poursuivi Justin Trudeau. Le premier ministre remettra ça mercredi. Et il donnera le coup d’envoi à la journée avec une table ronde économique Canada-États-Unis sous le signe de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Une rencontre qui revêt une importance particulière alors que se tient la sixième — et ardue — ronde de pourparlers de l’autre côté de l’océan, à Montréal, pour la semaine. Car si Justin Trudeau a pu revendiquer une victoire dans le dossier du PTP à Davos, mardi, on ignore quand il pourra le faire pour le traité commercial que Donald Trump a plus d’une fois menacé de déchirer.

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Ottawa se dit prêt à financer la voie de contournement à Lac-Mégantic

Ottawa est prêt à investir «un montant substantiel» pour que soit aménagée une voie de contournement à Lac-Mégantic, a confirmé le ministre des Transports, Marc Garneau, dans une déclaration mardi après-midi. Il demande au gouvernement de Philippe Couillard et aux municipalités de la région de contribuer eux aussi. M. Garneau, qui est présentement en voyage en Israël, ne s’est pas avancé sur la somme que le gouvernement fédéral serait prêt à fournir en raison du partage des coûts entre les différents ordres de gouvernements, qui n’a pas encore été déterminé. Le tracé de cette voie de contournement reste également à être finalisé. La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, a accueilli la nouvelle avec émotion et avec une pensée pour tous les Méganticois, a-t-elle confié en point de presse à Montréal, où elle était de passage, mardi, pour donner une conférence sur la relance de sa municipalité. Elle se réjouit de voir le gouvernement fédéral «prendre son leadership dans le dossier» et s’attend à ce que Québec emboîte rapidement le pas. Julie Morin affirme avoir discuté avec le premier ministre du Québec Philippe Couillard samedi soir dernier et elle entretient «beaucoup d’espoir» que les deux niveaux de gouvernement s’engagent pour financer la voie de contournement, dont les quelque 12 kilomètres pourraient coûter autour de 130 millions $. L’annonce du ministre Garneau a donné l’assurance à Lac-Mégantic qu’elle peut aller de l’avant avec la voie de contournement. Il reste maintenant à déterminer le tracé et à entreprendre le chantier, ce qui devrait mener à l’inauguration des rails vers 2021-2022, au plus tôt. Le cinquième anniversaire de ce déraillement de train qui a coûté la vie à 47 personnes aura lieu en juillet. Le ministre Marc Garneau a exprimé le souhait d’annoncer les détails pour la construction de la voie de contournement avant cette date et demande aux élus provinciaux et municipaux de collaborer pour «compléter ce projet dans les plus brefs délais». Autour de la table, il faudra aussi inviter les maires de Nantes et de Frontenac, les premiers à qui Julie Morin a parlé après avoir reçu le coup de fil d’Ottawa. «Ils seront automatiquement impliqués dans le projet si on sort le train du centre-ville de Lac-Mégantic. Il faut qu’on travaille ensemble pour trouver un tracé qui aura l’impact le moins grand sur leurs communautés. On a à cœur la MRC du Granite et on ne veut pas pelleter le problème dans la cour du voisin», a précisé la mairesse. Pressions citoyennes Trois ex-employés de l’entreprise ferroviaire MMA, Thomas Harding, Richard Labrie et Jean Demaître, ont été déclarés non coupables, vendredi, des accusations de négligence criminelle qui pesaient contre eux. Le prononcé du verdict a relancé le débat entourant la construction de cette voie de contournement pour éviter que les trains ne passent à travers le centre-ville de Lac-Mégantic. Selon Marc Garneau, il ne s’agit pas uniquement d’un projet d’infrastructure ferroviaire, mais également d’un chantier de reconstruction sociale. «La tragédie du 6 juillet restera à jamais gravée dans la mémoire de l’ensemble des Canadiens. Je veux donc que les Méganticois sachent que le gouvernement du Canada les a entendus et que nous sommes derrière eux», a écrit le ministre Garneau dans sa déclaration. Il reste que près de cinq ans après la tragédie, bien des citoyens avaient perdu espoir de voir la voie de contournement se concrétiser, selon la mairesse Julie Morin. «Il y a tellement de gens qui n’y croyaient plus. Moi, j’ai envie de leur dire: on a eu tout intérêt à y croire et on devra toujours demeurer mobilisé», a déclaré celle qui a été élue en novembre dernier. La tragédie avait été causée par un train de 72 wagons transportant du pétrole brut qui était garé pour la nuit en haut d’une pente. Il s’était mis en branle de lui-même, prenant de la vitesse et déraillant au petit matin du 6 juillet 2013. Il a explosé et enflammé le centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes sur son passage. Vivre avec la peur Comme l’a rappelé le ministre Garneau, 2018 va marquer le cinquième anniversaire du drame de Lac-Mégantic. Cette année marquera aussi le quatrième anniversaire du retour des trains de matières dangereuses au sommet de la pente de Nantes et au coeur du centre-ville de Lac-Mégantic. Exactement les mêmes conditions que lorsque le train a déraillé dans la nuit en juillet 2013. «La seule condition qui a changé, c’est que les convois sont conduits à deux personnes au lieu d’une seule. Il n’en demeure pas moins que les trains de matières dangereuses circulent quatre à cinq fois par semaine au centre-ville en pleine nuit», témoigne le porte-parole de la coalition des citoyens et des organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic, Robert Bellefleur. «Plusieurs citoyens vous diraient qu’ils ne dorment pas en paix», reconnaît pour sa part la mairesse Julie Morin. La coalition citoyenne considère que les matières qui circulent aujourd’hui au centre-ville rendent la situation «dix fois plus dangereuse» que lorsque le pétrole s’est enflammé en juillet 2013. «Si c’était du gaz propane, de l’acide sulfurique, du chlorate de sodium? On se souvient de Bhopal en Inde, ce pourrait être le même type de tragédie», craint Robert Bellefleur. Celui-ci accueille la déclaration du ministre Marc Garneau comme une bonne nouvelle après une attente «longue et pénible», mais continue d’espérer des engagements plus précis de tous les ordres de gouvernement.