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ALÉNA: le chapitre sur les Autochtones demeure essentiel, dit Bellegarde

OTTAWA — Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations prévient qu’un chapitre de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) sur les Autochtones ne doit pas être jeté aux oubliettes, peu importent les obstacles et les échéanciers serrés auxquels font face les négociateurs.

Perry Bellegarde, qui fait aussi partie d’un comité consultatif sur les négociations, affirme à La Presse canadienne qu’il veut que les personnes impliquées comprennent l’importance d’inclure les intérêts des peuples autochtones, soulignant qu’ils ont été mis de côté lors des premières négociations de l’ALÉNA, dans les années 1990.

M. Bellegarde a prononcé un discours, mardi, au Congrès national des Indiens d’Amérique, dans le Wisconsin, dans l’espoir de rallier les Premières Nations des États-Unis à sa revendication.

Selon lui, il est critique que l’enjeu d’un chapitre autochtone soit soulevé avec les États-Unis et le Mexique à un moment approprié, rappelant que d’autres dossiers urgents — incluant la gestion de l’offre et les pièces d’automobiles — ont déjà été abordés.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a demandé l’inclusion d’éléments «progressistes» dans un ALÉNA renégocié, notamment le renforcement des normes de travail et des protections environnementales, de même que des chapitres sur l’égalité des sexes et les droits des Autochtones.

Ottawa a exploré la façon dont des provisions de l’accord pourraient appuyer le développement économique autochtone tout en s’assurant qu’il respecte la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.