Actualités

N.-B.: le président du Parlement, soupçonné de harcèlement, est suspendu

FREDERICTON — Le président de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, visé par des allégations de harcèlement, est suspendu du caucus libéral.

Le premier ministre Brian Gallant a annoncé la suspension du caucus de Chris Collins, jeudi, lors d’une conférence téléphonique organisée de manière précipitée pour les médias, disant que les allégations contre l’homme âgé de 55 ans avaient été formulées par un ancien employé de l’Assemblée législative. On ne sait pas si l’employé est un homme ou une femme.

Le premier ministre a fait valoir que tout geste de harcèlement en milieu de travail était inacceptable et que le gouvernement agirait de manière «prompte et appropriée (…) dans cette situation et chaque fois que de telles allégations sont présentées».

Aussi, M. Gallant a indiqué que son gouvernement majoritaire demandera à un comité d’administration législative de suspendre M. Collins de ses fonctions de président dans l’attente d’une enquête d’une tierce partie indépendante.

Le premier ministre n’a pas dévoilé de détails sur la nature des allégations.

M. Collins n’a pu être joint pour commenter sa suspension.

Il avait été élu pour une première fois à l’Assemblée législative provinciale lors d’une partielle en 2007, après avoir été conseiller municipal à Moncton pendant trois ans. Il a été élu président du Parlement après le retour des libéraux au pouvoir sous M. Gallant en septembre 2014.

Le premier ministre a indiqué que lorsque des membres du personnel à son bureau avaient été informés de «conflits personnels» entre le président et cet ancien employé, l’employé avait été transféré dans un autre emploi. M. Gallant n’a pas précisé à quel moment remontait cet épisode.

Le 17 février, le bureau du premier ministre a été informé de possibles allégations de harcèlement impliquant le président, mais l’employé a choisi à ce moment de ne pas faire état publiquement des allégations, a affirmé M. Gallant.

Le premier ministre a affirmé que l’employé avait demandé du temps pour évaluer ses options.

«La requête avait été respectée. Hier (mercredi), il a été confirmé que l’ancien employé en question présente des allégations de harcèlement», a-t-il indiqué.

Questionné à savoir la police était impliquée, M. Gallant a dit ignorer s’il y avait d’autres enquêtes.

Les prochaines élections générales au Nouveau-Brunswick sont prévues le 24 septembre.