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La police enquête sur des graffitis haineux à Halifax

HALIFAX — Une députée de la Nouvelle-Écosse, dont les grands-parents ont fui l’Holocauste, se dit découragée d’apprendre que des graffitis reproduisant des symboles nazis ont été découverts à plusieurs endroits près de sa circonscription dans la région d’Halifax.

Claudia Chender, députée provinciale du NPD, rapporte que des croix gammées ont été peintes à l’aérosol sur les murs d’une école du secteur de Sullivan’s Pond à Dartmouth et sur une église voisine au cours du week-end. Des graffitis haineux ont également été découverts sur les murs de l’école secondaire Prince Andrew.

En entrevue téléphonique, lundi, la députée Chender a qualifié ces symboles d’«extrêmement décourageants et bouleversants».

L’élue a raconté que trois de ses grands-parents avaient fui l’Holocauste pour venir s’installer en Amérique du Nord.

Elle s’est dite bouleversée à titre de mère, de politicienne et de porte-parole en matière d’éducation de voir ces symboles affichés sur des écoles. Les principaux lieux d’inclusion et d’apprentissage de nos communautés, a-t-elle commenté.

Mme Chender, qui représente la circonscription de Dartmouth-Sud, ajoute qu’il n’y a jamais eu de place pour un tel niveau d’intolérance au sein de sa famille.

«J’ai parlé à un certain nombre de personnes qui ont dit: « Oh, c’est probablement juste des gestes d’adolescents négligents »… Mais on sait que la racine de ces idéologies est la haine, mais aussi l’ignorance. Donc, je crois qu’il est vraiment important que lorsqu’on voit ce genre de symboles d’intolérance, de haine et de xénophobie, on exprime haut et fort notre opposition.»

Claudia Chender ajoute être encouragée par la réaction de la communauté. «C’est clair qu’il n’y a pas de place pour cela», se rassure-t-elle.

Le porte-parole de la police régionale d’Halifax, John McLeod, confirme que des graffitis offensants ont été signalés à plusieurs endroits à Dartmouth au cours des derniers jours, dont sur une propriété privée.

L’agent McLeod n’était pas en mesure d’affirmer si les incidents étaient liés. Il n’a pas voulu en dire davantage sur la symbolique des graffitis.

«Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de propager ce type d’information», a-t-il indiqué, ajoutant que cela pourrait servir à l’identification d’un suspect.

La police demande l’aide de la population et invite quiconque détient des informations à communiquer avec les autorités.