Fini les référendums pour les «villes sèches» en Nouvelle-Écosse
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Fini les référendums pour les «villes sèches» en Nouvelle-Écosse

HALIFAX — Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse abroge une loi datant de la prohibition qui obligeait les «villes sèches» à demander un référendum si elles souhaitaient faire «entrer l’alcool» sur leur territoire.

Le gouvernement libéral a annoncé mardi une modification à la Loi sur la réglementation de l’alcool, ce qui fait de la Nouvelle-Écosse la dernière province du pays à mettre fin à cette coutume inusitée.

La loi provinciale presque centenaire exigeait jusqu’ici la tenue d’un référendum dans une «ville sèche» lorsqu’une entreprise voulait y fabriquer ou y servir de l’alcool. Même la société des alcools de la province devait se conformer à cette règle si elle souhaitait ouvrir un point de vente dans une telle localité.

Cette loi, adoptée pendant la prohibition des années 1920, s’appliquait encore à une centaine de municipalités — principalement en zones rurales, ou dans des villages trop petits pour faire vivre un tenancier de bar.

À compter du 1er janvier, ces municipalités pourront rapidement mettre fin à ce statut particulier si une brasserie ou un détaillant d’alcool veut s’installer chez elles.

Depuis la légalisation des tavernes en Nouvelle-Écosse, en 1948, le gouvernement a organisé plus de 280 référendums dans des «villes sèches». Au cours des dernières années, la province a vu pousser plusieurs établissements vinicoles et petites brasseries artisanales, ce qui a alimenté le désir des libéraux de modifier la loi.