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Le PQ veut limiter les salaires «faramineux» des patrons des sociétés d’État

MONTRÉAL — Le Parti québécois (PQ), s’il est élu, s’en prendra aux «gloutons» du système: les salaires des hauts dirigeants des sociétés d’État seront limités — pas un sou de plus que le premier ministre — et même ceux des patrons d’entreprises privées seront touchés par un mécanisme de taxation accrue.

Le PQ a dévoilé mardi matin à Montréal une série de mesures qui visent à rendre la société québécoise plus équitable, dit-il.

Bref, un maximum de 250 000 $ en salaire et autres avantages pour les patrons des sociétés d’État, exception faite de celui de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Pour les entreprises inscrites en bourse, un calcul sera fait. Il comparera le salaire moyen au sein d’une entreprise à la moyenne de ses cinq dirigeants les mieux payés. Si le résultat de ces cinq plus hauts salaires est plus de 30 fois supérieur au salaire moyen pour l’ensemble de l’entreprise, celle-ci devra payer une taxe supplémentaire.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, a parlé en conférence de presse de «discipliner les hauts dirigeants qui touchent des salaires faramineux».

Les Québécois qui achètent en ligne devront aussi payer de la TVQ sur leurs achats, car la formation politique a fait part de son intention d’appliquer cette taxe de vente à tous les biens étrangers.

Le PQ veut aussi retirer le Québec de 12 conventions fiscales conclues avec différents pays, afin de mettre un terme à la «légalisation de l’évasion fiscale».