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Unifor dénonce un «licenciement collectif» chez Brault et Martineau

MONTRÉAL — Le syndicat Unifor a dénoncé, mardi, le licenciement d’environ 100 employés de bureau non syndiqués de Brault et Martineau, la semaine dernière.

Unifor, qui y représente leurs collègues du centre de distribution, affirme vouloir dénoncer des «pratiques patronales désolantes».

Ces salariés, principalement des femmes, selon le syndicat, ont appris la semaine dernière que Brault et Martineau avait décidé de sous-traiter certaines de ses activités de service à la clientèle et qu’elles perdaient par conséquent leur emploi.

Unifor affirme que dans certains cas, les employés avaient cumulé «plus de 20 ans de loyaux services» au sein de l’entreprise.

«Quand on transfert ça à des centres d’appels en sous-traitance pour réduire des conditions de travail et mettre des gens à la rue, je pense que c’est normal qu’on dénonce ça», a commenté le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné, en entrevue à La Presse canadienne.

Selon lui, les membres syndiqués chez Brault et Martineau sont «extrêmement choqués» du sort réservé à leurs collègues dans les bureaux. C’est notamment ce qui justifie la sortie publique d’Unifor pour défendre des non-syndiqués.

«Ces entreprises-là tentent toujours de réduire leurs coûts sur le dos des travailleurs, pour nous c’est inacceptable», a ajouté M. Gagné.

De telles pratiques seraient courantes dans d’autres secteurs de l’entreprise, dont dans les entrepôts qui ont souffert de recours à la sous-traitance.

Le syndicat déplore aussi le fait que la nouvelle direction entrée en poste à la suite du lock-out de 2016 avait promis de meilleures relations de travail, ce qui ne semble pas se concrétiser. 

«Je peux vous dire qu’aujourd’hui, c’est vraiment une douche froide», a lancé M. Gagné.

Brault et Martineau n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.