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Pour attirer des investisseurs, l’IÉDM propose de réduire les dépenses publiques

MONTRÉAL — Une publication lancée mercredi par l’Institut économique de Montréal (IEDM) avance qu’une condition essentielle pour que le gouvernement du Québec parvienne à attirer des investissements privés est d’augmenter le niveau de vie des Québécois et de hausser la productivité du Québec.

Cela implique, selon l’IEDM, de réduire les dépenses publiques.

Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et coauteur de la publication, affirme que le Québec a enregistré l’un des plus faibles taux de croissance du niveau de vie parmi les pays développés depuis les années 1980.

En réduisant les dépenses de l’État, il y aura diminution des impôts et augmentation des investissements, qu’ils soient étrangers ou locaux, d’après M. Belzile.

Maher Gordah, économiste à l’IEDM, ajoute que des études, notamment réalisées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), montrent que les économies où les gouvernements interviennent et dépensent le plus sont également les moins dynamiques, c’est-à-dire celles qui affichent les taux de croissance les plus faibles.

L’IEDM observe qu’au Canada, le poids de l’État représente environ 41 pour cent du produit intérieur brut (PIB) alors qu’au Québec, ce ratio est de 52 pour cent. Cela porte atteinte aux potentiels gains de productivité du Québec, une condition nécessaire à une hausse du niveau de vie, selon l’Institut.