50 ans de l’Expo 67: revivez l’événement comme si vous y étiez, ou presque

Incursion, pour les nostalgiques comme pour les innovateurs de demain, dans ce qu’ont été la Cité du Havre, l’île Sainte-Hélène, l’île Notre-Dame et le parc d’attractions La Ronde en 1967. 

MONTRÉAL — Le 28 avril 1967, au petit matin, les premiers visiteurs font effectuer aux tourniquets de l’Exposition universelle de Montréal leurs premiers tours depuis l’ouverture au public des «îles» de la métropole québécoise. Deux jours plus tard, le millionième curieux, n’étant pas journaliste ou employé, fait son entrée. En tout, environ 50 millions de visiteurs de partout dans le monde fouleront le sol de l’Expo 67, dépassant les attentes des gestionnaires de l’événement et même du maire de Montréal, Jean Drapeau, reconnu pour ses ambitions sans bornes, ou presque.

À une semaine du 50e anniversaire de cette grande ouverture, mettez-vous dans l’ambiance pour revivre le foisonnement d’un monde des possibles, en visitant virtuellement quelques-uns des quelque 800 pavillons et bâtiments du site où étaient représentés une soixantaine de pays, de même que des régions du monde, organisations mondiales et entreprises de l’époque. Incursion, pour les nostalgiques comme pour les innovateurs de demain, dans ce qu’ont été la Cité du Havre, l’île Sainte-Hélène, l’île Notre-Dame et le parc d’attractions La Ronde en 1967. Bonne visite!

À l’époque de l’Expo 67, le Canada fête son centenaire, comme il fête aujourd’hui son 150e anniversaire qui coïncide avec le 375e de la ville de Montréal. Pour ceux qui voudront plonger dans l’esprit de la foire internationale encore davantage, voici un aperçu, non exhaustif, des occasions qui s’offrent à eux.

L’organisation du 375e annonçait d’ailleurs, mercredi, que des passeports virtuels et papier — en quantité limitée — seront disponibles par le biais de son application mobile et auprès d’établissements partenaires dès le 28 avril. Les intéressés pourront ainsi collectionner les estampes, numériquement ou réellement.

22 avril

Présentation, pendant deux semaines, de photographies des Archives de Montréal portant notamment sur l’Expo 67 dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville de Montréal

25 avril

Première d’un film «thriller-documentaire» des Productions de la ruelle, «Expo 67 Mission impossible», au théâtre Maisonneuve de la Place des arts, qui retracera, annonce-t-on, l’essoufflante course contre la montre jusqu’à la grande ouverture de l’Expo

Dès le 26 avril

L’exposition «Expo 67 — Rêver le monde», au musée Stewart, un parcours multimédia immersif ainsi que la possibilité d’une visite guidée sur l’île Sainte-Hélène

Dès le 27 avril

L’exposition «Écho 67» documentera l’héritage environnemental d’Expo 67 à la Biosphère

À venir plus tard

Le Musée d’art contemporain proposera, dès le 22 juin, «À la recherche d’Expo 67», une exposition qui mettra de l’avant 19 oeuvres nouvelles inspirées de l’esprit de l’Expo 67, conçues par des artistes trop jeunes pour avoir vécu la foire internationale.

L’Office national du film du Canada (ONF) présentera, du 18 au 31 septembre, sur l’esplanade de la Place des arts, «Expo 67 Live», une immersion cinématographique à travers archives et trame sonore. De plus, à partir du 25 avril, un onglet spécial du site web de l’ONF regroupera de nombreux films de l’organisation reliés à la foire internationale des années 1960.

Le Centre d’histoire de Montréal proposera, dès le 16 juin, une exposition axée sur des témoignages et mises en récit: l’exposition «Explosion 67 — Terre des jeunes».

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Que de beaux souvenirs, j’ai fréquenté mon mon mari a l’expo,
On y allait tout les soirs apres le travail.
J’ai encore mon passeport,
Je vais visionner tout ce qui concerne l’expo 67, c’est certain.

Beaucoup de souvenirs ??
À cet époque, j’ai passé mes 2 semaines de vacances et les week-ends à visiter le plus de pavillons possibles !
Faute de manquer de temps, j’avais amassé beaucoup de documents (littérature, pamphlets, objets, etc.), que j’ai consulté par la suite ?
J’ai déjà envoyé les coordonnées du site à mes deux enfants et quatre petits-enfants ?‍?‍?‍? ?‍?‍?‍?

J’y étais en tant qu’une des 150 hôtessses qui avaient pour mission de diriger ou accompagner les visiteurs vers les pavillons ainsi que leur fournir des informations. Faciles à reconnaître, nous travaillons aux nombreux kiosques dispersés partout sur le site. À la suite d’un feu, j’ai perdu tous mes souvenirs matériels (passeport, costumes, photos, etc) de cette époque. Cependant, je n’oublierai jamais les images qui me sont demeurées intactes : atmosphère, féérie, frénésie et amitiés des collègues. Nous étions une grande famille qui, comme plusieurs, découvraient le monde, ses us, ses coutumes et sa gastronomie. Bon 50e à tous.

Ha, quelle époque. Mon premier travail alors que je venais de terminer ma première année universitaire. J’ai tout ramassé et les ai encore, ces merveilleux pamphlets, incluant les cannettes (qui alors était tout nouveau tout beau) qui devait contenir de l’air de l’Expo mais était produit par Crown Cork and Seals de Toronto. Un travail à 2.26$ de l’heure, 10 heures par jour, six jours par semaine.

C’est en partie par le truchement de mon salaire de l’Expo que j’ai pu faire mes études universitaires sans avoir à travailler à nouveau pour terminer mon premier Bacc.