Les États-Unis soulignent le 50e anniversaire du décollage d’Apollo 11

CAP CANAVERAL, Fla. — Un des astronautes de la mission Apollo 11, Michael Collins, est revenu mardi à l’endroit d’où il a décollé vers la Lune il y a 50 ans avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin.

Mais M. Collins était seul, cette fois-ci — M. Armstrong est mort il y a sept ans et M. Aldrin a annulé sa participation en raison de son horaire surchargé.

M. Collins a dit qu’il aurait aimé avoir ses deux camarades à ses côtés au pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, d’où l’humanité a entamé son premier alunissage.

«C’est fantastique d’être de retour, a dit l’homme de 88 ans, qui pilotait le module de commande de la mission. Mais il y a une différence cette fois-ci. J’ai envie de poser une question à Neil et peut-être de raconter quelque chose à Buzz Aldrin, mais évidemment, je suis seul.»

À l’invitation de l’agence spatiale américaine, la NASA, M. Collins a souligné le moment exact du décollage de la gigantesque fusée Saturn 5  — à 9 h 32, le 16 juillet 1969. Il a pris place au pied du pas de tir en compagnie du directeur du Centre Kennedy, l’ancien commandant de la navette spatiale Robert Cabana.

M. Collins s’est souvenu de la pression que ressentaient les astronautes ce jour-là.

«Apollo 11 (…) était quelque chose de sérieux. Nous, l’équipage, ressentions tout le poids du monde sur nos épaules. On savait que tout le monde nous observait, amis et ennemis, et on voulait faire de notre mieux», a-t-il dit.

M. Collins est resté en orbite autour de la Lune aux commandes du module Columbia pendant que MM. Armstrong et Aldrin alunissaient à bord d’Eagle le 20 juillet 1969. Ils ont passé deux heures et demie à fouler la surface grise et poussiéreuse de la Lune.

Une semaine de festivités

La cérémonie de mardi a donné le coup d’envoi d’une semaine de festivités entourant le 50e anniversaire du périple de huit jours d’Apollo 11.

Au Musée national de l’aviation et de l’espace de Washington, la combinaison spatiale de M. Armstrong — restaurée et remise à neuf, mais encore salie de poussière lunaire aux articulations — a été dévoilée au public. Une campagne de sociofinancement n’a mis que cinq jours à récolter les 500 000 $ US requis pour sa restauration.

À Huntsville, dans l’Alabama, là où la fusée Saturn 5 a été mise au point, des centaines de modèles réduits de fusées ont décollé en même temps, commémorant le moment où l’équipage d’Apollo 11 s’est élancé vers les étoiles. Des centaines de jeunes qui participent à un camp spatial ont crié le décompte — 5, 4, 3, 2, 1 — puis ont applaudi quand les fusées ont créé un nuage gris dans le ciel.

Le nouveau programme lunaire de la NASA — Artémis, du nom de la soeur jumelle d’Apollon dans la mythologie grecque — vise à poser le prochain humain, homme ou femme, sur le pôle sud de la Lune d’ici 2024.

M. Collins a dit mardi qu’un retour sur la Lune serait le tremplin idéal pour une mission vers Mars.

Seulement 12 des astronautes qui ont marché sur la Lune entre 1969 et 1972 sont toujours vivants. M. Armstrong est mort en 2012.

MM. Aldrin et Collins pourraient être réunis à Washington vendredi ou samedi, à l’occasion du 50e anniversaire de l’alunissage.

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