75 % des adultes dans les territoires vaccinés – à deux doses – avant la fin mars

OTTAWA — Alors que la COVID-19 frappe durement les communautés autochtones du pays, Ottawa prévoit avoir vacciné, à deux doses, les trois quarts des populations adultes du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, d’ici la fin mars.

Le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, a offert une mise à jour, mercredi après-midi, de la situation sur les réserves.

«Les chiffres continuent d’être inquiétants et ont, maintenant, dépassé la moyenne nationale», a souligné le ministre.

Depuis le début de la pandémie, Ottawa a compté 11 502 cas de COVID-19 dans les réserves, dont 107 décès. Il y a, en date du 12 janvier, 4384 cas encore actifs sur les réserves.

On dénombre également 10 centres de soins de longue durée situés dans des réserves au Manitoba, en Alberta, en Ontario et au Québec, où la COVID-19 s’est manifestée.

Le ministre n’avait pas de données «avec la même fiabilité» à offrir sur la situation des Autochtones hors réserve. Il a cependant noté que la COVID-19 «frappe de plein fouet, notamment (…) à Montréal», ces populations.

«J’ose croire que les chiffres surpassent aussi la norme nationale en ce qui a trait à l’éclosion dans les peuples autochtones vivant en milieu urbain. Les vulnérabilités sont les mêmes», a déclaré le ministre fédéral.

«J’ai un appel avec le ministre (québécois responsable des Affaires autochtones, Ian) Lafrenière dans une journée ou deux pour en discuter», a ajouté M. Miller.

Vaccination dans les territoires

Les communautés autochtones vivant dans un des trois territoires canadiens verront la lumière au bout du tunnel plus rapidement que le reste du pays.

Les trois quarts des adultes seront vaccinés et auront reçu les deux doses, avant la fin mars.

«Oui. Il y a assez de vaccins pour la deuxième dose pour 75 % des adultes», a confirmé Dr Tom Wong, médecin en chef de la santé publique, lors de la conférence de presse du ministre Miller.

C’est le vaccin Moderna qui est distribué dans le Nord du pays, plus facile à manipuler. Ses deux doses doivent être administrées à quatre semaines d’intervalle.

Pour ce qui est de la date à laquelle serait vacciné l’ensemble de la population autochtone du pays, le ministre Miller ne peut pas offrir de date précise.

«Cette réalité dépend de la collaboration (…) qu’on peut avoir avec les provinces et les territoires qui savent, eux, très bien que ces communautés doivent être protégées là, au tout début», a dit le ministre Miller.

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