À Djerba, Legault veut aborder la question des transferts en santé avec Trudeau

DJERBA, Tunisie — Les premiers ministres québécois et canadien affûtent leurs armes respectives à la veille d’une possible rencontre qui viserait notamment à aborder la question des transferts en santé.

Les deux hommes seront à Djerba, en Tunisie, samedi et dimanche pour le Sommet de la Francophonie. Ils prévoient se rencontrer pour parler de divers enjeux, dont celui du financement du réseau de la santé.

Depuis quelques années, le Québec, avec les autres provinces canadiennes, plaide pour une augmentation substantielle des transferts fédéraux en santé, sans conditions. 

Le gouvernement fédéral de Justin Trudeau se dit prêt à augmenter ces transferts si les provinces et les territoires collaborent à un système national de partage de données en santé.

«Il est temps que le gouvernement fédéral augmente sa part des transferts, a insisté vendredi le premier ministre du Québec François Legault à son arrivée à Djerba. On est à 22 %. Ça veut dire que les provinces paient 78 %.»

«On va avoir beaucoup d’argent à investir en santé dans les prochaines années. On est, au Québec, à la veille d’une négociation de convention collective aussi, (…) donc on a besoin de l’aide financière d’Ottawa», a-t-il plaidé.

Le gouvernement Legault prévoit dépenser au cours des prochains mois des milliards de dollars en chèques et en baisses d’impôts aux Québécois pour les aider à combattre la hausse du coût de la vie.

«Les chèques de 400 $ et 600 $, ce sont des montants ponctuels, non récurrents. Là, on parle de financement récurrent pour la santé pour les prochaines années», s’est défendu M. Legault en mêlée de presse.

«N’oublions pas que le Québec, c’est la province où les impôts sont les plus élevés, donc si on veut réduire notre écart de richesse avec le reste du Canada, il faut être plus compétitif du côté des impôts», a-t-il ajouté.

Pour sa part, lors d’un point de presse séparé, M. Trudeau a averti qu’il s’attendait à ce que les provinces s’engagent à améliorer le réseau de la santé. 

«Je vais partager les inquiétudes que j’ai en tant que Québécois, (…) qu’on a besoin d’améliorations concrètes dans nos systèmes de santé», a-t-il affirmé.

«On va être là avec plus d’argent, mais ce n’est pas juste une question de mettre plus d’argent dans des systèmes qui sont affaiblis, ou dans certains cas, brisés. C’est une question d’améliorer les systèmes», a-t-il maintenu.

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