À la recherche de l’identité perdue du Parti libéral du Québec

QUÉBEC — Que signifie être libéral au Québec en 2023? C’est l’une des questions à laquelle devra répondre le comité sur la relance du Parti libéral du Québec (PLQ) qui aura pour objectif de redéfinir l’identité de la formation politique. 

«Les résultats des dernières élections indiquent qu’il y a des Québécois qui, pour une raison ou pour une autre, ont décidé de ne pas nous considérer pour leur vote cette fois-ci. On ne peut pas faire abstraction de ça et continuer comme si de rien n’était», affirme l’ancien journaliste et ancien sénateur André Pratte qui coprésidera le comité avec la députée libérale Madwa-Nika Cadet. 

Bien qu’on reconnaisse que le PLQ doit évoluer, ses valeurs fondamentales ne changeront pas. Selon André Pratte, ces valeurs sont: le développement du Québec dans le Canada; la protection du français dans le respect des droits et libertés des Québécois; la défense des intérêts du Québec; le développement économique pour une plus grande justice sociale.

«Être libéral, c’est adopter l’ensemble de ces valeurs-là», soutient-il.  

Le comité sera composé de 14 membres, dont l’ancien ministre et chef intérimaire du parti, Pierre Arcand. Ce dernier est conscient que l’échiquier politique a beaucoup évolué au Québec dans les dernières années et que le PLQ doit s’y adapter. 

«Quand on est à Montréal, le principal adversaire, c’est Québec solidaire. Quand on est en région, c’est la Coalition avenir Québec. […] Pendant des années, c’était nous ou le Parti québécois. Maintenant les choses sont un peu plus compliquées», analyse-t-il. 

Les anciens ministres Geoffrey Kelley, Lucie Charlebois et Jean D’Amours seront également présents sur le comité. 

Antoine Dionne-Charest, le fils de l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, participera aussi à l’exercice. 

Le comité parcourra le Québec jusqu’en septembre 2023 pour aller rencontrer les militants du parti dans les différentes régions de la province. 

Le rapport du comité sera soumis aux membres du PLQ lors d’un conseil général à l’automne 2023.

La situation est difficile pour le PLQ. Le parti n’a obtenu que 14 % des votes lors des dernières élections. Son taux d’appuis chez les francophones est anémique. 

La formation politique vient de perdre la circonscription de son ancienne cheffe, Dominique Anglade, Saint-Henri–Sainte-Anne, face à Québec solidaire (QS) lors d’une élection partielle. 

Le président du parti, Rafaël Primeau-Ferraro, n’a pas voulu dire si Mme Anglade avait été approchée pour participer au comité. On indique toutefois que le comité pourrait consulter d’anciens chefs du parti, s’ils souhaitent donner leur avis. 

Les recommandations du comité ne seront pas contraignantes. Le prochain chef libéral pourra donc faire comme bon lui semble avec celles-ci. 

Selon M. Primeau-Ferraro, le parti compte actuellement environ 20 000 membres. 

Questions auxquelles devra répondre le comité: 

– Que signifie être libéral au Québec en 2023?

– Quelle est la place du Parti libéral du Québec sur le nouvel échiquier politique?

– Quels sont les principes qui définissent le libéralisme du 21e siècle et dont le Parti libéral du Québec doit s’inspirer et faire la promotion?

– Comment décliner ces principes en orientations concrètes afin de répondre aux aspirations des Québécois?

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