Abattage de cerfs de Longueuil cet automne: appel obtenu par les opposants

MONTRÉAL — La Ville de Longueuil ne pourra pas encore aller de l’avant dans son projet d’abattre des cerfs au parc Michel-Chartrand afin de contrer la surpopulation de ces bêtes.

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal rapporte que la Cour d’appel du Québec a accueilli sa demande d’en appeler d’une décision de la Cour supérieure qui avait récemment refusé d’ordonner la suspension du projet d’abattage que la Ville de Longueuil prévoit entreprendre dès cet automne.

La SPCA de Montréal et l’organisme Sauvetage Animal Rescue ont estimé que la Cour supérieure a commis plusieurs erreurs dans son analyse. 

L’organisme cite la Cour d’appel qui a écrit «que la situation est exceptionnelle et que le meilleur intérêt de la justice requiert que la permission d’appeler soit accordée». 

L’audition de l’appel devrait avoir lieu le 25 novembre prochain. 

Sophie Gaillard, directrice générale par intérim à la SPCA de Montréal soutient que capturer et mettre à mort des animaux sauvages simplement parce qu’on les croit nuisibles n’est plus une méthode socialement acceptable de nos jours. Elle affirme qu’il existe ailleurs des exemples de gestion responsable, éthique et innovante de la faune, basée sur la science et appuyée par l’avis d’experts.

La Ville de Longueuil, qui invoque l’urgence d’agir devant l’explosion de la population de cervidés au parc Michel-Chartrand, affirme que l’impasse actuelle pose un grave préjudice à l’équilibre de la biodiversité du parc et à la régénérescence de la végétation. Elle invoque aussi qu’il y a davantage de risques d’accidents de voiture et de hausse de cas de maladie de Lyme dont sont porteurs les cerfs.

Depuis 2017, le cheptel de cerfs au parc Michel-Chartrand a triplé pour atteindre quelque 108 têtes, alors que la capacité du parc n’est que de 10 à 15 de ces cervidés.

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