Abitibi: deux cas de COVID-19 à moins de 24 heures de la rentrée

AMOS, Qc — À moins de 24 heures de la rentrée, le Centre de service scolaire Harricana, qui dessert la région d’Amos, en Abitibi, est aux prises avec deux cas de COVID-19. Le premier cas touche un élève de l’École secondaire La Calypso, alors que l’autre touche un membre du personnel d’une école primaire, l’École Sacré-Cœur.

Ces deux nouveaux cas portent à trois le nombre de cas actifs en Abitibi-Témiscamingue, les trois dans la MRC d’Abitibi.

«Le Dr Arruda a salué nos efforts constants lors de son passage vendredi, et ces nouveaux cas nous montrent qu’il ne faut pas baisser les bras, affirme la Présidente-directrice générale du Centre intégré de Santé et de Services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue, Caroline Roy. Une cellule d’intervention, en collaboration avec le CSS Harricana, a été mise en place.»

Une même famille

Le CSS Harricana a confirmé que les deux personnes infectées par le coronavirus sont membres de la même famille.

«Dans le cas de la membre du personnel de l’École Sacré-Cœur, elle n’a eu aucun contact avec des élèves de l’école, puisque la rentrée a lieu aujourd’hui (lundi), a précisé la secrétaire générale du CSS, Johanne Godbout. Elle a donc été placée en isolement, comme le veut le protocole.»

Le cas du jeune homme est un peu plus complexe, puisqu’il a circulé à l’intérieur de l’école. «L’élève faisait partie du programme Sports-études (basketball) de l’école, fait savoir Mme Godbout. Il a donc lui aussi été placé en isolement préventif, et nous avons avisé par courriel les parents des étudiants qui auraient pu être en contact avec lui. Ces étudiants sont invités à demeurer à la maison et à suivre les directives de la Santé publique.»

Le défi : le personnel

Cette mini-éclosion vient mettre de l’avant les défis qui attendent la Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue au cours des prochains mois. Le premier : recruter du personnel. «On avait déjà un défi avant la pandémie, indique Caroline Roy. Nous avons formé plusieurs personnes qui pouvaient nous venir en aide temporairement, mais nous manquons toujours de personnel soignant.»

Le CISSS-AT recherche présentement 130 infirmières, une trentaine d’infirmières auxiliaires et 160 préposés aux bénéficiaires pour combler ses besoins.

Mme Roy indique par ailleurs que le CISSS-AT travaille en étroite collaboration avec la Santé publique de l’Ontario, puisque l’Abitibi-Témiscamingue est une région frontalière.

«Plusieurs personnes dans la région habitent au Québec et travaillent en Ontario, et vice-versa, explique la PDG du CISSS-AT. Nous avons déjà des ententes de services de part et d’autre de la frontière, puisque parfois, l’hôpital le plus près pour un patient se trouve dans l’autre province. Il est donc important pour les deux équipes de collaborer tant pour le dépistage que pour le contrôle de la propagation du virus.»

Actuellement l’Abitibi-Témiscamingue compte 181 cas depuis le début de la pandémie, dont 3 encore actifs.

Lors de sa rencontre avec le CISSS-AT, le Dr Arruda a exhorté les troupes à ne pas baisser leur garde. «Avec la rentrée, c’est encore plus important, a-t-il dit. Il faut demeurer vigilant. Ça passe par des choses simples, comme garder une distance physique pendant le travail, puis, on mange ensemble et on se contamine. Il ne doit pas y avoir de relâchement.»

Laisser un commentaire
Les plus populaires