Absence de contrôle pour le virus: des gardiens de prison refusent de travailler

Les gardiens d’un centre de détention d’Ottawa ont refusé de travailler, mardi matin, décriant l’absence de contrôle pour la COVID-19 à l’entrée de l’établissement.

Le quart du matin au grand complet des travailleurs correctionnels du Centre de détention d’Ottawa-Carleton a refusé d’entrer dans l’établissement, a déclaré le porte-parole du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, Ryan Graham.

«Tout le monde prend des précautions partout, mais pas dans les établissements correctionnels», a soutenu M. Graham.

Il a indiqué que le syndicat demande depuis des semaines au ministère du Solliciteur général de l’Ontario de mettre en place des mesures de dépistage dans toutes les prisons provinciales, notamment en demandant à toute personne entrant dans l’établissement — des gardiens aux cadres en passant par les détenus — si elle présente des symptômes de la COVID-19.

Le syndicat a demandé que les dépistages soient effectués par un professionnel de la santé ou un employé, et qu’ils comprennent des questions sur les symptômes et les antécédents de voyage, ainsi que la prise de température.

Au ministère, on n’a pas immédiatement répondu aux questions, mardi, mais on a indiqué qu’on prend «toutes les mesures possibles pour assurer un lieu de travail sécuritaire pour les employés» et qu’on «s’efforce de résoudre les problèmes de sécurité soulevés».

L’installation a été bouclée mardi matin, une procédure normale lorsque peu de gardes se présentent au travail. Les gardiens sont finalement retournés au travail vers 14 h, a déclaré M. Graham, après avoir reçu des instructions du ministère du Travail.

Le Centre de détention d’Ottawa, qui peut héberger 585 détenus, dont beaucoup attendent leur procès, est notoirement surpeuplé.

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