Absence de la région au Conseil des ministres: grogne en Abitibi-Témiscamingue

MONTRÉAL — Une mobilisation s’organise en Abitibi-Témiscamingue afin qu’un correctif soit apporté par le premier ministre François Legault à la faveur d’une représentativité de la région au sein du Conseil des ministres.

La semaine dernière, le premier ministre a formé un cabinet composé de 30 députés de la Coalition avenir Québec, mais il a ignoré les trois élus caquistes de l’Abitibi-Témiscamingue. De plus, il a confié à un député de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, la responsabilité de l’Abitibi-Témiscamingue au Conseil des ministres.

Le président de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT), Sébastien D’Astous, tient à aller rencontrer le premier ministre à Québec à propos de ce qu’il qualifie de manque de sensibilité à l’égard de l’Abitibi-Témiscamingue, de son développement et de ce que ce vaste territoire représente pour la prospérité de l’ensemble du Québec, dit-il.

Le vice-président de la CPAT et préfet de la MRC d’Abitibi-Ouest, Jaclin Bégin, ajoute que toutes les chambres de commerce de la région et d’anciens députés sont déjà intervenus pour assurer à la région une représentativité au Conseil des ministres.

La semaine dernière, un ex-ministre péquiste de la région et ancien président de l’Assemblée nationale, François Gendron, a déclaré à ce sujet que la décision du premier ministre Legault était inappropriée et irrespectueuse, et qu’elle n’avait aucun sens.

François Gendron a été élu député du Parti québécois dans Abitibi-Ouest en 1976 et a été réélu dix fois par la suite. Il a occupé plusieurs fonctions ministérielles jusqu’en 2018, l’année où il a quitté la politique.

Le communiqué de la CPAT signale que le Conseil des ministres ne comprend pas non plus de représentants du Nord-du-Québec et de la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, des régions dites «éloignées», et qu’il n’y en a que quatre pour les régions de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Outaouais et du Bas-Saint-Laurent. La CPAT se demande donc si le pouvoir relatif des régions au sein du Conseil des ministres est en péril.

La Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue regroupe la ville de Rouyn-Noranda et les quatre territoires des Municipalités régionales de comté (MRC) de la région qui compte 147 700 habitants et se compose de 64 municipalités. 

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