Accouchements provoqués à Moncton: plusieurs mamans sont inquiètes

MONCTON, N.-B. — Une agence de santé du Nouveau-Brunswick déclare que plus de 40 patientes se sont manifestées depuis qu’une infirmière de Moncton a été accusée d’avoir administré de manière inappropriée un médicament qui déclenche le travail chez la femme enceinte.

Le Réseau de santé Horizon a publié lundi une déclaration dans laquelle il admet que les allégations, qui ont abouti à une enquête criminelle, ont bouleversé de nombreuses familles.

Le Réseau Horizon encourage les patientes qui seraient inquiètes à appeler le numéro sans frais 1-844-225-0220. La porte-parole Emely Poitras a indiqué qu’un membre de l’équipe d’obstétrique pourra alors répondre aux questions de ces femmes.

Un porte-parole de l’Hôpital de Moncton a confirmé au cours de la fin de semaine que l’infirmière avait été licenciée après qu’au moins deux femmes enceintes auraient reçu de manière inappropriée le médicament à base d’ocytocine.

Le docteur Ken Gillespie, chef du personnel de l’Hôpital de Moncton, a déclaré que ces femmes avaient subi une intervention d’urgence — mais il a confirmé que les mères et leur bébé n’en gardaient pas de séquelles.

L’ocytocine est une hormone naturelle qui provoque des contractions de l’utérus et accélère le travail lors de l’accouchement. Son utilisation nécessite toutefois une surveillance étroite, car elle peut notamment affecter la fréquence cardiaque de l’enfant à naître.