Accusation contre un élu: la police dit avoir respecté la loi

GUELPH, Ont. — La police de Guelph, dans le sud-ouest de l’Ontario, dit de pas rendues publiques les accusations de voies de fait contre un membre de la Chambre des communes parce que, selon elle, il ne représentait pas un risque important pour la population.

Le député libéral de Kitchener-Sud—Hespeler, Marwan Tabbara, a été arrêté le 10 avril et accusé de voies de fait, d’introduction par effraction et de harcèlement.

Dans un communiqué publié jeudi, la police a cité un article de la loi sur les services policiers stipulant que les chefs et leurs représentants ont le droit de divulguer des informations au public s’ils pensent que l’accusé présente un risque pour la population et que ce faisant, ils réduisent ce risque.

Le service des relations avec les médias n’a pas été informé de l’arrestation de Tabbara.

La nouvelle n’a été divulguée que lorsque le député a annoncé la semaine dernière son retrait du caucus libéral.

Le cabinet du premier ministre Justin Trudeau dit n’avoir appris l’existence de ces accusations que vendredi matin dernier, ajoutant qu’il «examinait la question».

La police a indiqué qu’elle n’en dira pas plus sur les accusations retenues contre Tabbara.

Sa prochaine comparution devant le tribunal est prévue pour le 19 juin.