Accusation de meurtre après une attaque contre un enfant au Manitoba

WINNIPEG — La police de Winnipeg a décidé de hausser la sévérité d’une accusation relativement à la mort d’un garçon de trois ans.

Daniel Jensen avait été accusé de tentative de meurtre après que le garçon endormi eut été poignardé à plusieurs reprises dans une résidence la semaine dernière. Il est maintenant accusé de meurtre au second degré.

Hunter Haze Straight-Smith a subi de graves dommages au cerveau et est décédé samedi après que sa famille eut décidé de le retirer des machines qui le maintenaient en vie. La famille a indiqué que ses blessures étaient brutales.

Un membre de la famille a déclaré que la mère de Hunter, Clarice Smith, a fréquenté Daniel Jensen, mais qu’il n’était pas le père du garçon.

Les enquêteurs ont dit croire qu’il y avait eu une dispute entre la mère de Hunter et Daniel Jensen avant l’attaque.

La police allègue que l’accusé s’est ensuite rendu à la maison où Hunter était endormi et l’a poignardé à plusieurs reprises.

Daniel Jensen a également été accusé de voies de fait pour la confrontation qui aurait eu lieu entre lui et la mère.

La police a déclaré qu’au moment de l’attaque contre le garçon, l’homme était sous le coup d’une ordonnance du tribunal lui interdisant de contacter Clarice Smith.

Bianca Smith, l’une des tantes de Hunter, a dit la semaine dernière que la famille ne pouvait pas comprendre pourquoi l’enfant a été pris pour cible.

Elle a ajouté que Hunter était intelligent, espiègle et heureux et que sa mère était dévastée.

Plusieurs veilles ont eu lieu dans la ville avant et après la mort du garçon. Certaines personnes ont laissé des animaux en peluche, des fleurs et d’autres offrandes autour du tronc d’un grand arbre devant la maison.

Lors d’une veille qui a eu lieu devant le Health Sciences Centre de Winnipeg, avant que le garçon ne soit retiré des machines qui le maintenaient en vie, la mère de Hunter et d’autres membres de sa famille s’étaient étreints et avaient pleuré pendant que l’on pouvait entendre des prières autochtones et le bruit de tambours.

Darryl Contois, un ami de la famille du garçon, a dit que la mère et le père de Hunter ainsi que d’autres parents étaient restés au chevet du garçon après que les machines qui le maintenaient en vie eurent été retirées.

«Ils se sont effondrés, comme le feraient n’importe quelle mère ou tout autre père. Il n’y a pas de mots pour leur enlever cette douleur», a affirmé M. Contois.

Dans les jours qui ont précédé l’attaque contre Hunter, plusieurs autres jeunes ont été blessés ou tués dans des crimes violents.

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