Acheter, vendre ou déménager: les jeunes très affectés, révèle un sondage

MONTRÉAL — Tout comme ils ont subi de façon disproportionnée les contrecoups économiques de la crise sanitaire, les jeunes adultes ont aussi été bien plus affectés que leurs aînés par la COVID-19 quant à leur décision de devenir propriétaire, de vendre une résidence ou de déménager, révèle un sondage publié mardi.

La pandémie a eu un impact sur le choix de pas moins de 40 % des Québécois âgés de 18 à 34 ans par rapport à 25 % de l’ensemble des 5655 personnes qu’a sondées la firme Léger pour le compte de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), du Fonds immobilier de solidarité FTQ, de la Société d’habitation du Québec (SHQ) et de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Parmi les jeunes ménages qui ont déclaré que la COVID-19 a modifié leur choix, près du tiers d’entre eux (31 %) ont indiqué qu’ils demeureront locataires et environ le quart (23 %) ont décidé de reporter à plus tard l’achat de leur résidence.

La situation d’emploi et les revenus des jeunes sont davantage précaires et plusieurs travaillent dans les secteurs qui ont été très affectés par la pandémie comme la restauration et l’hôtellerie, remarque Paul Cardinal, le directeur du service économique de l’APCHQ.

«Sur l’aspect financier, nos 18 à 34 ans, ils se demandent s’ils seront capables ou pas d’acheter», a-t-il résumé en entrevue avec La Presse Canadienne.

À l’opposé, les 55 ans et plus sont les moins affectés. Seulement 17 % d’entre eux ont indiqué que la COVID-19 a eu un effet sur leurs plans résidentiels, 39 % de ces derniers ayant déclaré qu’ils vont rester locataires et presque autant (38 %) qu’ils ne vont pas vendre ou qu’ils vont reporter de plus de cinq ans la vente de leur propriété.

Selon M. Cardinal, il est clair que ceux qui envisageaient de déménager dans une résidence pour personnes âgées ou simplement de vendre leur maison pour aller dans un condo, «tout d’un coup, avec la crise sanitaire, se trouvent très bien dans leur maison unifamiliale».

Le sondage a été mené sur internet du 29 septembre au 13 octobre auprès de 5655 Québécois responsables du bail ou des paiements de l’hypothèque de leur résidence. Puisque la méthode d’échantillonnage des répondants en ligne est non probabiliste, il n’est pas possible de calculer une marge d’erreur.

– Texte de l’Initiative de journalisme local.

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