Agression: le Service correctionnel a mis trois mois avant de prévenir la police

OTTAWA — Le Service correctionnel du Canada s’excuse d’avoir prétendu, à tort, qu’il avait immédiatement prévenu la police dès qu’il a été mis au courant d’allégations selon lesquelles le gardien d’un établissement pour femmes de la Nouvelle-Écosse aurait agressé sexuellement une détenue.

Mercredi dernier, l’agence qui exploite les prisons fédérales a indiqué qu’elle avait prévenu la police dès que les allégations d’inconduite sexuelle avaient été portées à son attention. Pressé de questions par La Presse canadienne, le Service correctionnel a finalement modifié sa version des faits.

L’agence affirme maintenant qu’elle a appris en décembre 2018 les allégations d’agression sexuelle de la part d’un agent correctionnel de l’établissement Nova pour femmes, à Truro, mais n’a pas prévenu la police avant trois mois — le temps de mener son enquête interne.

Le Service correctionnel soutient qu’il a suivi les directives du Conseil du Trésor en matière de mise en congé administratif de l’agent au cours de cette enquête interne, et qu’il a communiqué avec la police le 29 mars pour lui fournir des détails concernant l’enquête.

Le chef de la police de Truro, David MacNeil, déclarait cette semaine que son service avait reçu une plainte pour agression sexuelle à l’Établissement Nova le 27 mars et qu’il avait ouvert une enquête dès le lendemain, 28. M. MacNeil avait toutefois refusé de donner plus de détails sur la chronologie de la procédure.

Trois femmes ont intenté une poursuite contre le Service correctionnel dans cette affaire d’agressions sexuelles présumées.

Les plus populaires