Agression sexuelle: le député Harold LeBel plaidera non coupable, annonce son avocat

QUÉBEC — Le député Harold LeBel plaidera non coupable à l’accusation d’agression sexuelle qui a été portée contre lui, a annoncé son avocat, Maxime Roy.  

M. LeBel a comparu lundi au palais de justice de Rimouski par visioconférence. Il a été arrêté le 15 décembre dernier par des policiers de la Sûreté du Québec, puis exclu du Parti québécois (PQ).

Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits en 2017. L’identité de la présumée victime est protégée par une ordonnance de non-publication.

Le 17 décembre dernier, le politicien a soutenu dans un communiqué n’avoir «rien à se reprocher» et vouloir continuer d’exercer sa fonction de député de Rimouski à titre d’indépendant.

Lundi, Me Roy a affirmé devant le tribunal que son client plaidera non coupable.

«On va réserver notre choix quant au mode de procès, a déclaré l’avocat, mais il est (dans) l’intention de M. LeBel d’enregistrer éventuellement, au moment opportun, un plaidoyer de non-culpabilité.»

Assouplissement des conditions?

La défense et la poursuite sont par ailleurs en discussion quant à un possible assouplissement de certaines conditions imposées à l’accusé.

L’une d’elles lui interdit de se retrouver dans le même lieu que la présumée victime: M. LeBel pourrait en théorie la croiser à l’Assemblée nationale. 

L’objectif est «d’assurer la sécurité de la plaignante tout en permettant à M. LeBel de pouvoir assumer sa fonction législative», a expliqué Me Roy à La Presse Canadienne. 

«D’abord, il faudra connaître le calendrier de l’Assemblée nationale et son mode de fonctionnement en prévision de la prochaine séance», a-t-il ajouté.

De son côté, la procureure Manon Gaudreault a indiqué que la preuve dans cette affaire consistait entre autres en trois enregistrements audio-vidéo qui seront transcrits. 

Le dossier d’Harold LeBel doit revenir devant la cour le 16 février.

La nouvelle de son arrestation a eu l’effet d’une bombe à l’Assemblée nationale, où le député jouissait d’une bonne réputation. 

Il venait d’être sacré «Meilleur représentant de sa circonscription» dans le cadre d’un sondage de «La Presse» réalisé auprès des parlementaires.

M. LeBel était porte-parole du PQ en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté.

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