Agressions sexuelles: demande d’action collective contre le Diocèse de Québec

QUÉBEC — Une demande d’autorisation d’action collective contre le Diocèse de Québec pour de présumées agressions sexuelles a été déposée vendredi matin.

Les présumées agressions se seraient produites entre 1940 et aujourd’hui.

L’avocat Marc Bellemare a déclaré qu’il s’agissait d’«un grand jour pour les victimes qui sont à la recherche de la vérité».

Son cabinet a déposé la demande d’action collective avec le cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats, qui pilote déjà d’autres dossiers du même type contre des institutions religieuses.

Il mène en effet des actions collectives pour agressions sexuelles entre autres contre la congrégation de Sainte-Croix et l’oratoire Saint-Joseph, les Oblats de Marie Immaculée, les Frères des écoles chrétiennes, les Frères de Saint-Gabriel, les religieux de Saint-Vincent de Paul et les diocèses de Montréal, Longueuil et Joliette.

Plus de 700 présumées victimes se sont inscrites à ces actions collectives.

Vendredi, deux victimes alléguées participant à l’action collective contre le diocèse de Québec, Gaétan Bégin et Pierre Bolduc, ont livré des témoignages.

«Avec la fin du délai de prescription, il est temps que toutes les victimes puissent obtenir justice», a indiqué l’avocat Alain Arsenault par communiqué, faisant référence à la loi abolissant le délai de prescription adoptée en juin dernier.

Cette loi a fait en sorte que le délai de 30 ans qui était fixé pour pouvoir intenter une poursuite civile contre un présumé agresseur n’existe plus.

L’Église catholique de Québec a réagi par communiqué, l’évêque auxiliaire Mgr Marc Pelchat ayant pris connaissance de la procédure en cours.

«Nous avons entrepris une enquête interne et collaborerons avec la justice pour faire la lumière sur ces allégations», a écrit Mgr Pelchat, ajoutant ne pas vouloir commenter davantage à ce stade du processus judiciaire.

Laisser un commentaire
Les plus populaires