Aide médicale à mourir: un Autochtone réclame de meilleurs soins d’abord

OTTAWA — Tyler White, des services de santé de la communauté autochtone de Siksika, en Alberta, affirme qu’Ottawa ne devrait pas élargir l’accès à l’aide médicale à mourir à ceux qui souffrent d’une maladie mentale grave, mais pas d’une maladie physique.

Selon lui, une telle mesure ne prend pas en compte les inégalités auxquelles font face les Autochtones, inégalités liées à des maladies complexes et à des taux plus élevés de problèmes de santé mentale et de suicide.

M. White a décrit la consultation menée par le gouvernement libéral avec les dirigeants autochtones sur le projet de loi comme insignifiante. Selon lui, Ottawa devrait savoir que de nombreux Autochtones ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils veulent des soins de santé, en raison de la stigmatisation et du racisme.

En conférence de presse vendredi matin avec le député conservateur Michael Cooper, M. White a soutenu qu’il est injuste d’offrir l’accès à l’aide médicale à mourir aux Autochtones alors qu’on n’est pas capable de leur assurer des soins de base avec compassion. 

Les libéraux ont convenu avec le Sénat que les personnes souffrant de maladies mentales graves, sans maladie physique, devraient pouvoir obtenir l’aide médicale à mourir, mais pas avant deux ans, afin que toute cette question soit étudiée.

Le Bloc québécois a déjà indiqué qu’il appuierait la réponse du gouvernement libéral minoritaire à l’amendement du Sénat, ce qui assurerait son adoption aux Communes.

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Cette dépêche a été produite avec l’aide financière des Bourses de Facebook et de La Presse canadienne pour les nouvelles.

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