Air Transat: la médiation amorcée en début de semaine n’a pas mené à un accord

MONTRÉAL – La direction et les pilotes d’Air Transat restent dans l’impasse au terme d’un processus de médiation.

Cette nouvelle étape dans les négociations a eu lieu de lundi à jeudi.

Alors qu’il était interviewé par La Presse Canadienne à la fin de cette période de quatre jours, le président du syndicat des pilotes, Patrice Roy, a déclaré, d’un ton dépité, que «ça n’a pas été possible d’avoir une entente» et ce, même si le ton des échanges est constamment demeuré «cordial».

Il a précisé que le désir premier de ses 524 membres demeure «toujours d’en arriver à l’équité avec la compétition».

M. Roy a ensuite spécifié que la question du fonds de pension représente toujoursune pomme de discorde importante.

Il a indiqué que le syndicat souhaiterait obtenir pour les pilotesun régime de retraite qui s’apparenterait à ceux de leurs homologues des autres compagnies aériennes.

Le hic, selon lui, c’est que les négociateurs d’Air Transat résistent pour un motif purement financier.

«Ils affirment que l’entreprise n’a pas la capacité de payer», a déploré Patrice Roy.

Ce dernier a poursuivi en disant qu’il espérait de tout coeur que les pourparlers pourraient se poursuivre.

Il a alors mentionné que du côté syndical, personne n’a jeté l’éponge.

«On n’est pas fermé au dialogue, on ne l’a jamais été», a-t-il souligné.

En évoquant le fossé qui n’a pas pu être comblé malgré la médiation,M. Roy a soutenu que «c’est certain que ça va faire les nouvelles».

Puis, il a souligné qu’il souhaitait que la pression médiatique incite le clan patronal «à revenir pour avoir d’autres discussions».

Patrice Roy a également rappelé que si la situation demeure au beau fixe, un débrayage pourrait être déclenché dès le 29 février, une éventualité qui n’enchante pas tellement les pilotes.

«On voudrait éviter la grève», a-t-il lancé.

Par contre, il a martelé que «(s)es membres sont unis et qu’ils veulent avoir la parité avec le reste de l’industrie».

Il a été impossible de réaliser une entrevue avec un représentant d’Air Transat jeudi soir.

Par contre, le vice-président aux affaires publiques et à la communication de l’entreprise, Michel Lemay, a envoyé un bref message électroniqueà La Presse Canadienne.

À l’instar de M. Roy, il a reconnu que les rencontres ayant eu lieu depuis le début de la semaine «n’ont malheureusement pas permis d'(en) arriver à une entente».

Il a, toutefois, écrit que «la recommandation du médiateur, acceptable pour Air Transat, sera vraisemblablement soumise aux pilotes».

M. Lemay a conclu en notant que la direction de la compagnie avait bon espoir que cette démarche conduirait éventuellement à un accord.

Avant la médiation, il y avait déjà eu une phase de conciliation de 60 jours qui avait pris fin le 7 février dernier.

Les pourparlers perdurent depuis maintenant plus d’un an.

La convention collective des pilotes d’Air Transat est arrivée à échéance le 30 avril 2015.