Alberta: une cour étudie la validité d’une enquête commandée par le gouvernement

CALGARY — Une juge de la Cour du banc de la reine de l’Alberta est sur le point d’entendre divers avis sur l’enquête du gouvernement provincial sur de prétendus investissements étrangers dans des organismes de défense de l’environnement. 

Pour justifier la tenue de cette enquête, le gouvernement de l’Alberta dirigé par les Conservateurs unis explique qu’il est dans l’intérêt public de se porter à la défense de l’industrie du pétrole et du gaz. 

Cependant, le groupe environnementaliste Ecojustice affirme que la tenue de l’enquête constitue une tentative d’intimidation des opposants à l’industrie, que ses conclusions sont prédéterminées et qu’elle outrepasse la juridiction du gouvernement de la province. Le directeur exécutif d’Ecojustice, Devon Page, ajoute que l’enquête est une manoeuvre politique et qu’elle devrait être dissoute.  

Lors de la campagne électorale de 2019, la promesse de tenue de cette enquête faisait partie de la stratégie des Conservateurs unis pour redorer le blason du secteur albertain des hydrocarbures.  

Le juricomptable Steve Allan avait alors été désigné commissaire de cette enquête dotée d’un budget de 2,5 millions $ dont le rapport final devait être produit en juillet dernier. Cette échéance a été repoussée au 31 mai prochain après qu’une somme de 1 million $ ait été ajoutée à son budget.  

Un porte-parole du ministère de l’Énergie de l’Alberta, Kavi Bal, soutient qu’Ecojustice s’acharne à miner la crédibilité de l’une des principales industries du Canada. Il assure que le gouvernement assurera que l’enquête puisse être menée jusqu’à la fin.

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