Les déléguées de la FIQ entérinent une entente globale avec Québec

MONTRÉAL — Autre déblocage important dans le secteur public: la FIQ a convenu d’une proposition globale de règlement avec Québec, qui inclut les salaires et les conditions de travail.

Les déléguées de la FIQ et de la FIQP (privée), réunies en conseil national virtuel, ont entériné cette proposition globale de règlement tard mardi soir.

Elle devra être soumise aux membres, qui auront à se prononcer au cours des prochaines semaines..

La Fédération interprofessionnelle de la santé représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, soit la grande majorité des professionnelles en soins au Québec.

De son côté, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, se sont félicités de cette entente globale conclue avec cette importante organisation syndicale.

«Regardons vers l’avant et travaillons ensemble à la modernisation de notre réseau, au bénéfice de la population», a commenté la ministre LeBel.

Finalement

Cette fois, l’entente inclut non seulement les conditions de travail, mais aussi les salaires et les disparités régionales.

Une première entente de principe, portant sur les conditions de travail seulement, était intervenue en novembre avec la FIQ, mais les déléguées l’avaient rejetée. Une seconde entente était intervenue sur les conditions de travail en décembre et, cette fois, les déléguées l’avaient approuvée dans une proportion de 82 %.

Cette entente de décembre portait sur l’ajout de postes à temps complet, de même que des cibles de diminution des ratios infirmière-patients dans les CHSLD et une diminution du recours aux agences privées de placement. De plus, elle prévoyait le rehaussement de primes, ainsi qu’une lettre d’entente pour réduire le recours aux heures supplémentaires.

La proposition de règlement globale qui vient d’être convenue entre les parties inclut cette entente de décembre portant sur les conditions de travail, en plus d’autres améliorations sur le plan salarial et des disparités régionales.

La FIQ n’a pas voulu en dévoiler le contenu pour l’instant, préférant en garder la primeur pour ses membres, comme c’est habituellement le cas en pareille circonstance.

Ces améliorations sur le plan salarial ont été convenues au cours des derniers jours seulement. La présidente de la FIQ, Nancy Bédard, a été réélue pour un mandat de quatre ans à la tête de l’organisation syndicale, jeudi dernier. Et, dès le lendemain, les négociations reprenaient avec Québec.

En entrevue avec La Presse Canadienne dans ce contexte, Mme Bédard avait indiqué que le «rehaussement salarial» pour ses membres pouvait prendre différentes formes, comme des interventions sur le plan des échelons salariaux ou du rangement des emplois, par exemple. 

Rappelons que la centrale syndicale FTQ a déjà conclu une entente globale avec Québec. Or, traditionnellement, ce sont les centrales syndicales ou un front commun intersyndical qui négocient les augmentations de salaire en pourcentages et pavent ainsi la voie aux autres.

Or, la FTQ s’est entendue sur des augmentations de 2 % par année pendant trois ans, en plus d’augmentations plus importantes pour les plus bas salariés et les salaires d’entrée dans certaines catégories d’emplois.

Québec avait affirmé dès le début des négociations vouloir verser des «augmentations différenciées» à certaines catégories d’emploi, notamment les infirmières, les enseignants et les préposés aux bénéficiaires.

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