Trudeau appuie la fin de l’exigence de vaccination à la frontière

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a accepté de laisser expirer le 30 septembre le décret imposant des exigences de vaccination contre la COVID-19 à la frontière canadienne.

La nouvelle a été confirmée par deux sources gouvernementales de haut niveau, qui se sont entretenues avec La Presse Canadienne à condition qu’elles ne soient pas nommées, car elles n’étaient pas autorisées à parler publiquement.

Le changement aura aussi pour effet de mettre fin aux tests obligatoires pour les voyageurs internationaux non vaccinés ainsi qu’au dépistage aléatoire pour ceux qui sont vaccinés.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore pris de décision sur l’obligation pour les passagers de porter un masque dans les trains et les avions.

En se rendant à une réunion du conseil des ministres, le ministre du Tourisme, Randy Boissonnault, s’est permis de s’avancer sur l’effet d’une éventuelle levée des restrictions aux frontières.

«On continue d’avoir ces conversations au sein du gouvernement, mais je sais que si on peut assouplir ces mesures, ça va faciliter la reprise de l’économie parce que notre économie canadienne va avoir son plein élan, si on peut dire, quand le secteur du tourisme aura repris», a ajouté celui qui est aussi ministre associé aux Finances, tout en évitant de confirmer la nouvelle.

Les règles sur le port du masque dans les avions et les trains ne sont pas contenues dansle même décret en jeuet feront l’objet de discussions distinctes.

«C’est une des mesures que toutefois les scientifiques indiquent que, avec la saison de la grippe qui commence (…), les masques vont aider à protéger les gens, donc c’est une considération très importante», a dit M. Boissonnault.

Son collègue à l’Innovation, aux Sciences et à l’Industrie, François-Philippe Champagne, n’a pasnon plus confirmé la levée de restrictions à la frontière, disant qu’il est «toujours bon de regarder les mesures pour rendre ça plus facile pour les voyageurs».

«Moi je pense qu’il faut que ce soit fluide, il faut aller avec le temps. Et plus on peut rendre ça facile pour les voyageurs, tant mieux, tout en respectant évidemment les mesures de santé publique», s’est néanmoins permis de dire M. Champagne.

«Je pense que les gens veulent voyager plus facilement, mais en même temps ils veulent qu’on les protège dans leurs voyages, donc c’est la balance qu’on va trouver, mais on aura plus à dire», a-t-il ajouté.

Le décret qui vient à échéance le 30 septembre aura aussi pour effet d’éliminer la composante obligatoire de l’application ArriveCan sur la preuve vaccinale, a précisé le ministre Boissonnault.

Il a, du même souffle, laissé entendre que l’application pourrait continuer d’être utile afin de faciliter d’autres vérifications aux frontières.

«Si nous voulons passer de 22 millions de visiteurs en 2019 à près de 30 millions d’ici 2030, nous allons devoir avoir une frontière numérique. Cela inclut d’être capable d’être plus rapide à la frontière terrestre, mais aussi certainement beaucoup plus rapide à la frontière aérienne.»

De leur côté, les ministres de la Santé, Jean-Yves Duclos, et des Transports, Omar Alghabra, ont évité de répondre à toute question sur les restrictions à la frontière.

– Avec des informations d’Émilie Bergeron

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