Allégations contre un médecin de la GRC: une plaignante se dit humiliée

HALIFAX — Une ancienne agente de la Gendarmerie royale du Canada qui a porté plainte contre un médecin ayant procédé à des examens médicaux sur des recrues dit avoir été humiliée d’apprendre qu’aucune accusation ne serait portée contre lui en lien avec des allégations d’agression sexuelle.

L’an dernier, Karen Miller a porté plainte contre le médecin, lui reprochant la façon dont il l’a examinée en 1987, alors qu’elle était âgée de 21 ans et voulait se joindre à la police fédérale.

Mme Miller — qui a ensuite servi pendant 29 ans — a déclaré que les anciens et actuels membres de la GRC ayant participé à l’enquête «Operation Empower» avaient besoin d’informations supplémentaires sur les raisons pour lesquelles aucune accusation ne sera portée.

Un porte-parole de la police de Halifax a expliqué que les allégations contre le médecin, formulées par 152 personnes, avaient fait l’objet d’une enquête approfondie et qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour porter des accusations. Un porte-parole de la Couronne a également déclaré que la preuve ne permettait pas la tenue d’un procès.

Joint par téléphone mercredi, le médecin à la retraite a refusé de commenter la situation. Lors d’un entretien avec Global News l’an dernier, il avait nié les allégations et déclaré qu’il effectuait des examens médicaux normaux.

La GRC a reconnu dans un courriel que la nouvelle pouvait s’avérer «frustrante et décevante» pour les personnes concernées.

Cependant, Mme Miller, qui est âgée de 53 ans, estime que la police fédérale doit fournir un compte rendu plus complet de ce qu’elle savait au moment des allégations et prendre ses responsabilités pour la façon dont le médecin examinait les recrues à l’époque.

L’affaire a gagné en notoriété nationale en janvier après que plusieurs femmes eurent rapporté publiquement ce qu’elles ont qualifié d’examens rectaux et vaginaux inappropriés.

Les plus populaires