Allégations d’abus dans le basketball scolaire: Québec déclenche une enquête

MONTRÉAL — Québec déclenche une enquête administrative dans la foulée d’allégations d’abus physiques, de harcèlement psychologique, de violence verbale et d’agressions sexuelles perpétrées par un entraîneur de basketball féminin, a annoncé le gouvernement vendredi.

Cette enquête interministérielle a pour objectif de faire la lumière sur cette situation extrêmement préoccupante dans le basketball scolaire, selon un communiqué.

Un portrait global de la situation sera dressé et des actions supplémentaires à prendre pourront être déterminées.

L’administration, l’organisation et le fonctionnement des établissements scolaires et des organismes sportifs concernés seront ciblés.

«Les athlètes méritent de pouvoir pratiquer leurs sports en toute sécurité, dans un milieu sain et respectueux. Il est de notre responsabilité de retourner chacune des pierres, de faire la lumière sur ces allégations et de s’assurer que les mécanismes en place sont efficaces afin de prévenir ce genre d’évènements et de protéger l’intégrité de nos jeunes», précise la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, Isabelle Charest, dans le communiqué.

Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, indique qu’il «n’y a aucun compromis à faire sur la sécurité des élèves au sein du réseau».

«Le Québec de demain doit pouvoir compter sur tous ses talents et je n’accepterai jamais que de tels actes nuisent au développement de la communauté étudiante», commente pour sa part la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry.

Plusieurs affaires ont éclaboussé le milieu du basketball scolaire dans la dernière année. Une joueuse a témoigné, vendredi, à l’émission «J.E» de TVA, des manipulations de la part de son entraîneur à l’école secondaire du Rocher, à Shawinigan, et au Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil.

Plus tôt cette année, trois entraîneurs de basketball féminin de l’école secondaire Saint-Laurent, à Montréal, ont été arrêtés et accusés de chef d’exploitation sexuelle, d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels notamment.

Les personnes ayant été victimes d’abus, de harcèlement, de négligence ou de violence dans un contexte sportif peuvent contacter Sport’Aide au 1 833 211-AIDE (2433).

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