Allégations de harcèlement sexuel: un animateur de TVOntario est blanchi

TORONTO — Un journaliste vedette de TVOntario qui était visé par des allégations de harcèlement sexuel a été blanchi par l’enquête externe et indépendante commandée par le diffuseur public.

Dans son rapport publié vendredi, l’enquêtrice conclut que le journaliste et animateur Steve Paikin avait été plus crédible que Sarah Thomson, la femme de Toronto qui le dénonçait.

L’enquêtrice ne remet pas en doute le fait que Mme Thomson a vraiment ressenti comme des avances le comportement de M. Paikin. Mais les preuves qui lui ont été présentées ne viennent pas corroborer le récit que Mme Thomson a fait des événements, conclut Rachel Turnpenney.

L’enquêtrice émet par ailleurs des doutes sur la capacité de la plaignante à interpréter et à rapporter fidèlement les événements en question. Elle estime que Mme Thomson a tendance à tirer des conclusions hâtives, sans preuves tangibles, à exagérer et même à inventer.

M. Paikin, par contre, a présenté selon elle une preuve cohérente pour démontrer qu’il n’avait pas eu d’intention sexuelle.

L’enquête avait été ordonnée par TVOntario en février dernier, lorsque Mme Thomson, une ancienne candidate à la mairie de Toronto, a dénoncé les agissements du journaliste sur son site internet.

Elle soutenait que M. Paikin, animateur de l’émission d’affaires publiques de TVOntario «The Agenda», lui avait fait des avances de nature sexuelle lors d’un dîner en 2010 — une offre qu’elle aurait «poliment» refusée. Or, elle soutenait que par la suite, elle n’a plus jamais été invitée à l’émission phare «The Agenda». Elle a aussi soutenu que deux ans plus tard, M. Paikin avait tenu des propos de nature sexuelle lors d’une activité politique.

M. Paikin avait démenti ces allégations dans un message Facebook, et il avait prévenu son employeur; TVOntario l’avait laissé à la barre de l’émission «The Agenda» pendant l’enquête indépendante.

L’enquêtrice a rencontré 21 témoins pendant onze semaines.