Aluminerie de Bécancour: rencontre exploratoire en comité restreint

Une rencontre exploratoire est prévue, mercredi, en comité restreint de la direction de l’Aluminerie de Bécancour et du Syndicat des Métallos.

Il y aura bientôt 13 mois que les 1030 syndiqués d’ABI ont été mis en lock-out par la direction, le 11 janvier 2018, au lendemain du rejet des offres patronales.

Il ne s’agit pour le moment que d’une rencontre exploratoire, a-t-on indiqué mardi au Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ. Cette rencontre vise à explorer la possibilité de relancer les négociations proprement dites entre les parties.

De nombreux efforts ont été déployés depuis le début du conflit de travail, dans l’espoir de rapprocher les parties. Les ministres du Travail, tant dans le précédent gouvernement libéral que dans l’actuel gouvernement caquiste, se sont intéressés au dossier, un médiateur a été nommé, puis un médiateur spécial en la personne de l’ancien premier ministre Lucien Bouchard. Puis un groupe de travail a été mis à la disposition des parties par le ministre Jean Boulet, au début de janvier.

Selon les données du ministère du Travail mises à jour mardi, dans l’ensemble du Québec, il y avait 1285 travailleurs touchés par une grève ou un lock-out dans les entreprises de compétence provinciale. C’est dire l’importance économique et sociale du lock-out qui frappe ce millier de travailleurs dans la région de Bécancour.

L’Aluminerie de Bécancour est propriété à 75 pour cent d’Alcoa et à 25 pour cent de Rio Tinto. Elle continue d’être exploitée, avec une production bien moindre, par des cadres de l’entreprise.