André Boisclair, accusé de délits sexuels, devra revenir devant la Cour le 16 avril

MONTRÉAL — L’ex-chef du Parti québécois André Boisclair devra revenir devant la Cour le 16 avril prochain pour la suite des procédures dans les deux dossiers où il fait face à des accusations de nature sexuelle.

Le tribunal a fixé la date de la procédure pour la forme, jeudi après-midi au palais de justice de Montréal, en l’absence de l’accusé, sa présence n’étant pas requise. 

Il devait se présenter en lien avec la première de deux procédures intentées contre lui. M. Boisclair avait été accusé d’agression sexuelle armée et d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne en mai dernier. Les faits qu’on lui reproche se seraient produits il y a sept ans, soit le 8 janvier 2014. En juillet, il avait plaidé non coupable aux deux chefs.

L’ex-ministre de l’Environnement a été arrêté une deuxième fois il y a deux semaines et accusé d’agression sexuelle, cette fois en lien avec des événements qui se seraient produits en novembre 2015 avec une autre victime présumée. Il avait alors été remis en liberté sous promesse de comparaître.

La comparution avait initialement été fixée au 1er mars prochain dans le deuxième dossier, mais le tribunal traitera des deux causes le 16 avril. Il n’est pas exclu que les deux causes soient fusionnées, mais cette décision reste à prendre.

Des ordonnances de non-publication interdisent d’identifier les victimes présumées dans les deux cas.

André Boisclair, aujourd’hui âgé de 54 ans, avait démissionné de son poste de président-directeur général de l’Institut de développement urbain (IDU) du Québec peu de temps après son arrestation en mai. Élu pour la première fois en 1989 à l’âge de 23 ans, il a été ministre dans les gouvernements de Lucien Bouchard et Bernard Landry avant de diriger brièvement le Parti québécois, de novembre 2005 à mai 2007. À la suite de son départ, il avait notamment été délégué général du Québec à New York.

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