Anthony Rota, député franco-ontarien libéral, devient président des Communes

OTTAWA — La 43e législature a entamé ses travaux jeudi matin en élisant un président de la Chambre des communes.

Celui qui occupait le siège au dernier Parlement, Geoff Regan, voulait retrouver ses fonctions, mais les députés lui ont préféré son collègue libéral Anthony Rota.

M. Rota est un député franco-ontarien du comté de Nipissing—Timiskaming.

Ils étaient cinq à convoiter le rôle qui s’accompagne d’une prime salariale de 85 500 $. Cette prime s’ajoute au salaire de député qui s’élève, depuis avril dernier, à 178 900 $. Le président de la Chambre des communes a également accès à une résidence officielle.

Chacun des cinq candidats a eu un discours de cinq minutes pour convaincre ses collègues de voter pour lui ou elle.

Le conservateur Joël Godin a fait valoir qu’il y avait trop longtemps qu’un député né au Québec avait occupé le siège de président. La néo-démocrate Carol Hugues a plutôt utilisé l’argument de la rareté des femmes à ce poste; Jeanne Sauvé a été la seule présidente de la Chambre des communes.

Les trois autres candidats, M. Rota, M. Regan et le conservateur Bruce Stanton, ont souligné leurs expériences dans la chaise du président. MM. Stanton et Rota ont servi à titre de vice-président et de vice-président adjoint au dernier Parlement.

Le choix du président s’est fait par un vote secret auquel participaient tous les élus.

C’est le doyen des députés, le bloquiste Louis Plamondon, qui a présidé à l’exercice, comme le veut la tradition. En octobre, M. Plamondon a été élu pour la 11e fois consécutive.