Appareils de chauffage d’appoint: des risques d’intoxication au monoxyde de carbone

MONTRÉAL — Plusieurs personnes affectées par une panne d’électricité prolongée en raison de l’importante tempête des derniers jours décident de se réchauffer avec des appareils fonctionnant au gaz, charbon ou au bois. Mais leur utilisation à l’intérieur peut entraîner un risque d’intoxication au monoxyde de carbone, préviennent les autorités de sécurité publique. 

Le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec (SPCIQ) observe d’ailleurs un nombre d’interventions plus élevées qu’à l’habitude en lien avec ce gaz toxique depuis le 23 décembre. 

«On parle de plusieurs dizaines d’appels en lien avec de possibles intoxications au monoxyde de carbone», indique l’officier-médias au SPCIQ, Alexandre Lajoie à La Presse Canadienne. 

Le monoxyde de carbone, aussi appelé CO, est un gaz incolore et inodore, qui se dégage lorsque des appareils brûlent un combustible comme le propane, le bois et le mazout. En respirer peut être dangereux pour la santé et causer la mort. 

À Québec, aucun décès lié à une intoxication au monoxyde de carbone n’a été rapporté dans les derniers jours, mais plusieurs personnes ont dû être traitées à l’hôpital, évoque M. Lajoie. 

Parmi les interventions des pompiers, des personnes ont utilisé leur barbecue au propane à l’intérieur de la maison et d’autres ont décidé d’allumer leur cuisinière au gaz naturel pour se réchauffer. 

«La cuisinière est faite pour être utilisée pour de courtes périodes de temps lorsqu’on se fait à manger, mais pas pendant 24 heures», soutient le porte-parole du SPCIQ. 

Les pompiers ont aussi dû intervenir alors que des gens ont fait brûler du charbon de bois dans des contenants en acier inoxydable. Ils ont été sévèrement intoxiqués, relate M. Lajoie. 

Ces situations amènent le SPCIQ à rappeler certaines consignes alors que plusieurs milliers de foyers sont toujours sans électricité dans la Capitale-Nationale. 

Il est recommandé de ne pas utiliser d’appareils à l’intérieur qui ne sont pas conçus à cet effet et de suivre les recommandations du fabricant. 

Il est également important d’avoir des avertisseurs de monoxyde de carbone et de fumée à batteries, insiste M. Lajoie. 

De plus, le SPCIQ fait une mise en garde concernant l’utilisation de chandelles qui peuvent causer un incendie. 

Il est conseillé notamment de déposer un chandelier sur une surface stable, à plus de 30 cm de tout objet inflammable, comme des rideaux ou une nappe, et d’éteindre les chandelles au moment de quitter une pièce ou la maison, ou d’aller au lit. 

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